A new influx of 30,000 refugees crossed the border from Sudan (Blue Nile State) into South Sudan (Upper Nile State) over a period of about 2 weeks.

MSF travaille dans le monde entier pour venir en aide aux réfugiés et aux personnes déplacées, que ce soit en leur fournissant un soutien psychologique ou une aide nutritionnelle d’urgence.

Les faits : 

À l’heure actuelle, on dénombre plus de 19,5 millions de réfugiés dans le monde.

Les personnes déplacées ne sont pas considérées comme des réfugiés puisqu’elles n’ont pas fui leur pays d’origine.

On dénombre plus de 38,2 millions de personnes déplacées dans 52 pays dans le monde.

Près de 60 pour cent des personnes déplacées se trouvent dans cinq pays en guerre seulement : l'Irak, le Soudan du Sud, la Syrie, la République démocratique du Congo et le Nigéria.

Plus de 50 millions de personnes dans le monde fuient un conflit ou des persécutions.

MSF travaille pour venir en aide aux réfugiés et aux personnes déplacées dans le monde entier, que ce soit en leur fournissant un soutien psychologique ou une aide nutritionnelle d’urgence. En outre, MSF met en place des hôpitaux dans les camps de réfugiés, aide les femmes à accoucher en toute sécurité, vaccine les enfants pour prévenir les épidémies et approvisionne la population en eau potable.

Le droit international

Les réfugiés sont protégés en vertu du droit international. Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) est responsable de la direction et de la coordination des activités internationales visant à protéger les réfugiés et à résoudre leurs problèmes aux quatre coins du monde. Son objectif premier est de garantir le respect de leurs droits et de leur bien-être.

Le plus grand camp du monde

Avec une population de plus de 460 000 réfugiés, le camp de réfugiés de Dadaab, au Kenya, est de fait le plus grand camp de réfugiés du monde, mais aussi l’un des plus dangereux.

Aujourd’hui, Dadaab ne représente plus un refuge. Alors que de plus en plus de personnes arrivent de la Somalie ravagée par la guerre, ces camps surpeuplés deviennent des lieux de vie permanents où les réfugiés doivent faire face à des crises nutritionnelles et des épidémies comme la rougeole ou le choléra.

Abubakar Mohamed Mahamud, coordonnateur de terrain adjoint de MSF, travaille à Dadaab depuis plus de 20 ans. « La crise en Somalie n’est pas près de se terminer », explique-t-il. « Il s’agit d’un problème sans fin et l’histoire se répète ».

« La situation à laquelle j’assiste aujourd’hui est la même que celle de 1991 : des personnes désespérées qui ont fui leur pays dévasté par la guerre et qui laissent tout derrière eux pour se retrouver dans un camp où les conditions de vie sont abominables ».

À la suite de la sécheresse qui a sévi dans la Corne de l’Afrique en 2011, beaucoup ont fui la Somalie en quête de sécurité, de nourriture et de soins, ce qui a aggravé encore plus la situation déjà critique des réfugiés à Dadaab. Dans le camp de Dagahaley, l’un des cinq camps que compte Dadaab, les équipes de MSF ont multiplié leur prise en charge par trois en mettant sur pied un centre de nutrition d’urgence de plus de 200 lits. Dans le même temps, MSF gérait un hôpital de 100 lits offrant des soins de santé maternelle, des soins pédiatriques, des soins d’urgence et des services de médecine générale.

Personnes déplacées

Techniquement, les personnes déplacées ne sont pas des réfugiés, et ce, même si elles fuient leur foyer pour des raisons semblables aux réfugiés (conflits armés, violations des droits de la personne, catastrophes naturelles, etc.). Une personne déplacée n’a franchi aucune frontière internationale pour trouver refuge et demeure ainsi juridiquement sous la protection de son gouvernement, même lorsque ce gouvernement constitue la raison même de leur fuite.

À l’heure actuelle, on compte 38,2 millions de personnes déplacées dans 52 pays du monde. Soixante pour cent des personnes déplacées fuient des conflits qui sévissent dans seulement cinq pays : l'Irak, le Soudan du Sud, la Syrie, la République démocratique du Congo et le Nigéria. Environ les trois quarts de toutes les personnes déplacées sont des femmes et des enfants.

Malgré le fait que le droit international exige la protection des civils en temps de guerre, les belligérants ont souvent pour stratégie de cibler délibérément les femmes et les enfants.

Bien qu’il existe des programmes visant à fournir, entre autres, des soins chirurgicaux à ces victimes, la vaste majorité d’entre elles ne recevront pas les soins dont elles ont besoin car elles vivent dans des régions où le système de santé s’est effondré et où le danger pour les organismes d’aide indépendants est trop grand pour mener toute activité.  

Plus de 50 millions de personnes fuient un conflit ou des persécutions dans le monde.