Informations sur les opérations de MSF en Irak – juin 2016

En Irak, la situation humanitaire continue de se détériorer, alors que les personnes déplacées par la violence continuent de vivre dans des conditions difficiles pour le troisième été. Pendant ce temps, de nouveaux groupes de population sont obligés de quitter leur foyer du fait de la reprise des combats. La crise humanitaire est alimentée par le conflit qui fait rage dans cette partie du monde. Elle est aussi amplifiée par l’instabilité politique et une profonde crise économique, qui ne font qu’éroder encore un peu plus les infrastructures et les services déjà fragilisés par des années de violence en Irak.

Le nombre de personnes touchées par le conflit continue d’augmenter, avec plus de 3,3 millions d’irakiens déplacés dans tout le pays, provoquant une pression croissante sur les communautés d’accueil déjà démunies. Qui plus est, le Kurdistan irakien accueille 250 000 réfugiés supplémentaires qui ont fui la Syrie à partir de 2012.

 

Les besoins humanitaires les plus urgents se concentrent dans les régions hors du Kurdistan irakien, mais la réponse internationale dans ces zones est entravée par l’insécurité. En outre, les acteurs gouvernementaux se sont principalement focalisés sur les activités militaires plutôt qu’humanitaires, entraînant de fait plus de déplacements de populations dans des zones déjà densément peuplées.

 

 

Dans les zones qui ont été reprises par les forces irakiennes, comme Tikrit, Diyala, Ramadi et une partie du gouvernorat de Ninive, les personnes déplacées sont encouragées à retourner chez elles. Cependant, la plupart des villes et des villages ont été partiellement, voire totalement détruits, pendant le conflit, et les services de base n’y sont plus assurés.

Pour les populations déplacées vivant dans des zones instables et souvent proches des lignes de front, l’accès aux soins devient de plus en plus difficile. Un permis est nécessaire pour traverser les zones militarisées, tandis que les hôpitaux se situant dans les zones contrôlées par le gouvernement facturent dorénavant leurs services, empêchant ainsi les personnes ayant perdu leur travail et leurs économies d’y accéder.

 

 

 

 

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