En Guinée, la prévalence du VIH est faible par rapport aux autres pays ouest africains. Mais beaucoup de malades n’ont pas accès suffisamment vite au traitement, ce qui affecte leur santé.

Avec 5 800 patients sous antirétroviraux (ARV) à Conakry, la capitale, Médecins Sans Frontières (MSF) est aujourd’hui un important fournisseur de soins VIH/sida en Guinée. L’équipe offre diagnostic, traitement et soutien psychosocial dans cinq dispensaires de la ville, et gère une clinique ambulatoire dans le district de Matam. Le personnel dispense aussi des soins de santé primaires aux femmes enceintes et allaitantes, et aux enfants de moins de cinq ans dans trois centres de Matam. En 2012, l’équipe a mené 57 000 consultations infantiles et pratiqué 7 000 accouchements. Après avoir intégré ses activités à l’hôpital de district de Guéckédou, MSF a transmis la gestion du programme VIH aux autorités et continuera à fournir les ARV aux 1 670 patients jusqu’à fin mars 2013, date à laquelle le ministère de la Santé s’est engagé à prendre le relais.

Réponse aux épidémies de choléra

MSF a vacciné plus de 140 000 personnes entre avril et juin lors d’une flambée de choléra dans la région de Boffa. L’équipe a utilisé à cette occasion, et pour la première fois, un vaccin oral en prévention pour éviter une véritable épidémie. En juin, MSF a également pris en charge plus de 50 000 personnes dans quatre centres de traitement temporaires lors d’une autre flambée de choléra à Conakry. L’équipe y a organisé des actions de sensibilisation, et de gestion de l’eau et de l’assainissement pour prévenir la transmission de cette maladie d’origine hydrique.

Paludisme

Le paludisme est l’une des principales causes de maladie et de décès en Guinée. À Guéckédou, MSF appuie les activités menées par l’hôpitalde district, six dispensaires et neuf cliniques pour prévenir et traiter la maladie. En 2012, 77 000 personnes ont ainsi été soignées dont près d’un tiers par des soignants communautaires formés par MSF.