Photo: Per-Anders Pettersson, MSF
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RAPPORT : Faire la transition

Garantir l'accès à de meilleurs traitements contre le paludisme sévère en Afrique.


Report | 21 avril 2011

Le paludisme continue d’être la première cause de mortalité infantile en Afrique. Sur les 781 000 décès recensés en 2009, 91 pour cent des victimes vivaient sur le continent africain, et 85 pour cent étaient des enfants de moins de cinq ans.

En 2009, il y aurait eu 225 millions de cas de paludisme dans le monde, la plupart infectés par une forme simple de la maladie, souvent non mortelle. Néanmoins, près de huit millions de personnes développent chaque année un paludisme sévère.


Améliorer la prise en charge du paludisme sévère chez l’enfant : Soutenir les gouvernements africains en vue d'une modification rapide des protocoles

Tout décès lié au paludisme est dû à une forme de paludisme sévère. Chez ces patients, les signes cliniques se manifestent par une atteinte des organes, comme le cerveau, les poumons, les reins ou les vaisseaux sanguins. Une personne n’ayant jamais été infectée – donc sans défense immunitaire – a plus de chances de développer un paludisme sévère. Les personnes les plus vulnérables face à cette maladie sont donc les enfants.

Le paludisme sévère est ainsi considérée comme une urgence médicale et une maladie négligée frappant particulièrement les pays africains, y compris sur le plan économique. Pendant de nombreuses années, la quinine a été le traitement le plus utilisé pour traiter les cas sévères.

Aujourd’hui, il existe un traitement plus efficace reconnu au niveau international et susceptible de sauver de nombreuses vie : l’artésunate. Pourtant, remplacer la quinine par l’artésunate dans les pays les plus affectés nécessite un soutien important de la part de la communauté internationale.

Médecins Sans Frontières (MSF) s’investit depuis longtemps dans le diagnostic et le traitement du paludisme. En 2010, les équipes MSF ont pris en charge près d’un million de personnes en Afrique. Suite aux études prouvant internationalement l’efficacité de l’artésunate, MSF a modifié tous ses protocoles de soins et travaille en collaboration avec les ministères de la Santé pour permettre l’introduction de l’artésunate dans les pays où elle œuvre.


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