Six mois après les inondations : Eau et assainissement
« Avec la nouvelle citerne installée dans le camp, je n’aurai plus à marcher jusqu’aux points de distribution d’eau et à faire la queue. Maintenant je peux avoir de l’eau quand j’en ai besoin. »
Muhammad Khan, 14 ans, résident d’un camp à Jamshoro, dans le Sindh.
Les inondations ont détruit la majeure partie des infrastructures d’adduction d’eau, tout en contaminant les sources d'eau dans les régions dévastées. Cette situation a provoqué de graves pénuries d’eau potable et la menace d’épidémies. La prévention des maladies d’origine hydrique a constitué l’une des priorités de MSF. Les équipes se sont en effet très vite attelées à la réfection des systèmes locaux d’approvisionnement, tout en acheminant des citernes d’eau potable aux familles qui en avaient besoin. Elles ont installé des points de distribution, des citernes, des réservoirs d'eau souples et des robinets, et distribué des bidons, des kits d’hygiène et des comprimés de purification de l’eau de manière à offrir aux survivants un accès permanent à une source d’eau potable.
Elles ont aussi aidé à chlorer l’eau dans les structures médicales, afin que les patients cessent de recevoir la même eau contaminée qui les avait initialement rendus malades. Par ailleurs, la construction de latrines, de douches et de postes de lavage des mains a permis d’améliorer la situation sur le plan de l’hygiène et de l’assainissement. Les équipes spécialisées de MSF continuent de réparer les pompes manuelles endommagées et d’en installer de nouvelles, de sorte qu’une fois rentrés chez eux les déplacés disposent d’un approvisionnement sûr.
À la fin janvier 2011, MSF avait distribué 2,1 millions de litres d’eau potable par jour, installé 271 pompes manuelles et fait en sorte que chaque sinistré dispose d’au moins 10 litres d’eau chaque jour. S’ajoute à cela la construction de 709 latrines, 280 douches et 130 postes de lavage des mains pour ceux qui vivent dans des camps et des abris temporaires.
Abris et articles de première nécessité
« Depuis maintenant deux semaines, ma famille dort dehors. Je suis content de pouvoir mettre une bâche en plastique au-dessus de nos têtes. »
Un père de famille du district de Nowshera, au Khyber Pakhtunkhwa
Pour ceux qui ont dû quitter leur village, MSF a fourni des abris d’urgence et des articles de première nécessité afin de leur assurer des conditions de vie minimales et prévenir la propagation de maladies. Ces secours comprenaient des ustensiles de cuisine et des kits d’hygiène (savon, brosses à dents, serviettes, seaux, bidon, bâches en plastique et comprimés de purification de l’eau). À ce jour, MSF a distribué 73 708 kits de secours et 22 629 tentes, venant ainsi en aide à plus de 500 000 personnes.
Six mois après les inondations, beaucoup de gens ont quitté les camps et ont regagné leur village, mais y ont retrouvé leur logement complètement détruit par les eaux. MSF a fourni 2 000 abris provisoires à des familles de Jamshoro et de Johi. Ces abris, d’une surface de 25 mètres carrés chacun, sont faits de bambou et de bâches en plastique. Ils sont conçus pour durer un an, ce qui donne le temps aux sinistrés de commencer à reconstruire leur maison et leur vie.
« Grâce à ce nouvel abri, mes enfants auront chaud et dormiront bien la nuit. »
Un villageois qui vient de recevoir un abri temporaire dans le district de Johi, dans la province du Sindh.
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