VIH/sida : Récits et faits au-delà de la science
Rapport spécial - Bien qu’il soit de plus en plus évident qu’un meilleur accès à des traitements VIH/sida réduise les décès inutiles, prévienne les maladies et diminue la propagation du virus, le soutien des bailleurs de fonds internationaux faiblit, laissant entendre que les projets de traitement peuvent être ralentis.
Le 15 juillet, Médecins Sans Frontières (MSF) a organisé une téléconférence de presse sur des sujets-clés qui seront abordés ce mois-ci lors de la XVIIIe Conférence internationale sur le sida à Vienne et qui présentera certaines de ses conclusions issues de ces projets sur le terrain, comme par exemple :
- Le traitement précoce du VIH a considérablement réduit le taux de mortalité et augmenté les chances de réussite du traitement. Ceci démontre ainsi les atouts d’une action internationale forte à long terme pour combattre la pandémie du sida.
- L’utilisation de médicaments, actuellement plus coûteux mais causant moins d’effets secondaires, serait plus rentable à long terme et permettrait de mettre un terme aux traitements de seconde classe que les patients des pays en voie de développement reçoivent à l’heure actuelle.
- Il est possible de rendre les nouveaux médicaments plus abordables et d’éviter une flambée des prix des médicaments.
Toutefois, avec le recul du financement des traitements contre le sida de la part des bailleurs de fonds, les progrès accomplis jusqu’à aujourd’hui pourraient s’arrêter net. MSF constate déjà les conséquences de cette tendance qui voit les bailleurs de fonds revenir sur leur engagement de traiter le VIH au niveau international. L’organisation lancera son rapport intitulé The Ten Consequences of AIDS Treatment Delayed, Deferred, or Denied (en anglais seulement) qui démontre les éventuels effets dévastateurs auxquels on peut s’attendre si cette tendance persiste.
« Nous voici à la croisée des chemins : soit les gouvernements font preuve de volonté politique et mobilisent les ressources financières nécessaires au traitement du sida dans les pays en développement, soit le financement actuel des traitements contre le VIH stagne, et les patients verront leurs traitements retardés, ajournés et refusés », dit le Dr Tido von Schoen-Angerer, directeur de la Campagne pour l'accès aux médicaments essentiels MSF. « C’est une question de choix, s’ils ne nous aident pas à traiter le sida, davantage de personnes mourront. »
- Fichiers:
0710_MSF_Access_report_AIDS_conf_en.pdf4.8 M
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