Journée mondiale contre le paludisme : Faits en bref
Qu’est-ce que le paludisme?
Le paludisme est une maladie parasitaire transmise par les moustiques. Falciparum malaria est la forme de paludisme la plus grave et peut potentiellement devenir mortelle si non traitée. Les symptômes sont les suivants : fièvre, douleurs articulaires, maux de tête et vomissements répétés. Dans les cas graves, ces symptômes peuvent être suivis d’une hémorragie interne et d’une défaillance rénale ou hépatique.
Combien de personnes en sont-elles atteintes?
Le paludisme touche 300 millions de personnes chaque année et tue jusqu’à un million d’individus. Cette maladie est présente dans plus de 100 pays à travers le monde. 90 pour cent des morts liées au paludisme se produisent en Afrique subsaharienne. Les enfants constituent 75 pour 100 des décès liés au paludisme. Les femmes enceintes et les jeunes enfants sont particulièrement vulnérables à cette maladie.

En 2010, MSF a traité 1,4 millions de patients atteints du paludisme dans 24 pays. (données à jour en avril 2010)
Comment diagnostiquer le paludisme?
On peut avoir un diagnostic exact soit en détectant les parasites sous microscope, soit en utilisant des diagnostics rapides du paludisme (RDTs). Ceux-ci sont simples et rapides à utiliser, ce qui fait d’eux de bons candidats dans les régions éloignées. L’utilisation de ces tests permet un traitement adéquat et opportun et évite la prescription de polythérapie à base d’artémisinine (ACT) aux patients qui n’en ont pas de besoin. L’Organisation mondiale de la Santé recommande l’utilisation systématique de RDTs avant tout traitement. Pourtant, dans plusieurs pays, le diagnostic du paludisme se base encore uniquement sur les symptômes cliniques.
Comment traiter le paludisme?
Aujourd’hui, le traitement le plus efficace contre le paludisme repose sur les polythérapies combinées à base d’artémisinine. Ce traitement a une faible toxicité, peu d’effets secondaires et agit rapidement contre les parasites. Tous les pays africains touchés par le paludisme de façon endémique ont officiellement changé leurs protocoles afin d’utiliser l’ACT comme traitement standard. Cependant, dans beaucoup de ces endroits, l’ACT n’est toujours pas disponible en quantités suffisantes pour les patients. MSF s’est très rapidement fait l’avocat de l’ACT et a commencé à l’utiliser dans ses projets en Afrique en 2001 et plus tôt encore en Asie du Sud-Est. En 2009, MSF a soigné plus d’un million de personnes atteintes de la maladie dans 30 pays différents.
Comment prévenir les infections du paludisme?
Dormir sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide est une façon efficace de contrer les infections paludiques. Les moustiquaires protègent contre les piqûres et réduisent également la quantité de moustiques porteurs de paludisme dans la région. MSF réalise des distributions massives de moustiquaires dans beaucoup de ses programmes situés dans des régions où le paludisme est endémique.
Les outils nécessaires pour lutter contre le paludisme sont-ils suffisamment utilisés?
De nos jours, de nouvelles drogues efficaces, des tests faciles à utiliser et des outils de prévention peuvent réduire de façon significative le nombre de victimes du paludisme. Malgré cela, nombreux sont ces outils qui restent indisponibles ou inaccessibles à un grand nombre de personnes dans les pays très touchés par le paludisme. Malheureusement, un des obstacles majeurs empêchant la population d’obtenir des services de santé sont les frais qui leur sont imposés. L’expérience de MSF dans les pays comme le Mali et la Sierra Leone nous a montré que l’accès gratuit aux services de santé, incluant le traitement et les outils nécessaires, peut guérir trois fois plus de patients atteints de paludisme, ce qui, surtout, réduit de façon significative les décès liés à cette maladie.
Quelles sont les sources de financement visant à lutter contre le paludisme?
Cette année, les principaux bailleurs de fonds décideront de la somme qu’ils alloueront au Fonds mondial, un regroupement de pays donateurs qui visent à lutter contre le paludisme, la tuberculose et le HIV/sida. Cette décision déterminera les améliorations qui pourront être apportées aux mesures visant à combattre le paludisme dans les années à venir. Le niveau de financement des ménages dans les pays affectés par le paludisme contribue également à l’effort de lutte contre cette maladie. En effet, cette contribution représente un cinquième des dépenses totales des ménages.
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