Afrique du Sud : la situation se dégrade pour les Zimbabwéens en fuite
La situation à laquelle sont confrontés les Zimbabwéens qui se rendent en Afrique du Sud s’est considérablement aggravée depuis le début de l’année. Les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) présentes à Musina ont constaté que ceux-ci sont de plus en plus victimes d’attaques, de viols et de vols commis par des groupes armés opérant à la frontière entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe.
Les Zimbabwéens qui subissent ces vilénies sont aussi exposés à la xénophobie et à la violence sexuelle qui règnent dans les refuges temporaires bondés. Pour des centaines de demandeurs d’asile, même ces refuges élémentaires ne leur sont pas accordés, et ils se voient forcés de dormir dans la rue en attendant que le ministère des Affaires intérieures d’Afrique du Sud traite leur demande.
Dans cette brève vidéo (en anglais seulement), le coordonnateur de terrain MSF, Guiseppe Demola, présente deux Zimbabwéens qui parlent de leur vécu.
Les équipes MSF révèlent aussi que les conditions à Johannesbourg, une autre destination clé pour les Zimbabwéens, empirent de plus en plus.
Environ 2 000 personnes vivent dans des espaces bondés, notamment dans une église jouxtant le dispensaire de santé primaire de MSF situé dans le quartier des affaires de Johannesbourg. Des milliers d’autres vivent dans des conditions déplorables dans des bâtiments délabrés du centre-ville, dont la plupart n’ont ni eau et ni installations sanitaires convenables.
Il y a deux semaines, près de 1 500 résidents, y compris des mères, des enfants et plus de 100 personnes handicapées, ont été forcés d’évacuer l’un de ces bâtiments. Ils sont restés sans rien tout et privés d’un toit pendant plus d’une semaine de pluies intenses. MSF a fourni de la nourriture, des soins médicaux et des services d’assainissement temporaires aux gens les plus démunis.
MSF estime que dans les semaines à venir la situation globale de ces Zimbabwéens vulnérables risque de s’aggraver davantage à Musina et Johannesbourg.
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