Photo: Per-Anders Pettersson, MSF
 |  TEXTE  
- 0 +
 |  RSS  
RSS
 |  COURRIEL  
 |  IMPRIMER  
Print
 |  RECHERCHE  
Recherche
 |  CARTE  
Carte
 | 
English

 


 

Sri Lanka : vivre dans l'incertitude des camps après avoir fui la violence


Sri Lanka | 18 mars 2009

Au cours des deux premières semaines du mois de mars, il semble qu'un nombre assez limité de personnes ait pu fuir le Vanni. Bien que les contacts avec les habitants restés dans la région restent terriblement difficiles, les quelques personnes qui ont réussi à fuir ces derniers jours nous ont confirmé que des civils étaient toujours pris au piège du conflit. Il leur est d'ailleurs presque impossible de fuir, car ils risquent d’être pris pour cibles.

L'équipe de Médecins Sans Frontières (MSF) continue d'aider ceux qui ont réussi à fuir le Vanni en travaillant à l’hôpital gouvernemental de Vavuniya et se concentre sur la chirurgie et l'aide au laboratoire. Les civils du Vanni souffrent cruellement de la violence. Sur les 953 blessés et malades évacués de la région entre le 11 février et le 8 mars, 584 avaient besoin d'une intervention chirurgicale. De ces cas 92 % étaient directement liés à la violence et aux blessures causées par des shrapnels et des armes à feu.

MSF reste extrêmement préoccupée par la situation que vivent les quelque 150 000 civils n'ayant pas pu quitter le Vanni.  

La vie dans les camps

Les 33 896 civils qui sont parvenus à fuir le Vanni au cours des deux premiers mois de l’année ont trouvé refuge dans l’un des 13 camps de Vavuniya. Trois mille autres personnes vivent dans des abris temporaires, dans la région de Jaffna. 

Les camps de Vavuniya sont des espaces fermés généralement établis autour d’un bâtiment communautaire comme les écoles ou les campus universitaires. Les réfugiés vivent dans des tentes - deux ou trois familles se partageant la même tente - ou dans des bâtiments publics. Ces camps sont surpeuplés : il peut y avoir jusqu'à 600 personnes entassées sur un grand terrain de basketball. Ils sont entourés de fils barbelés et les réfugiés n'ont pas le droit de communiquer avec ceux des autres camps. Les visites sont interdites et il arrive souvent que des familles soient séparées et réparties sur plusieurs camps, un homme vivant dans un camp et sa femme dans l'autre, par exemple.  

Dans ces camps, les réfugiés n’ont pas la possibilité de préparer eux-mêmes leurs repas, mais doivent aller chercher à manger dans les cantines communautaires, dont ils dépendent entièrement.  

Les malades doivent se faire examiner par les services de santé gouvernementaux du camp. Si leur état l'exige, ils sont transférés à l'hôpital. 

MSF gère un programme nutritionnel pour les enfants de moins de cinq ans et pour les femmes du camp qui sont enceintes ou qui allaitent. Chaque jour, une équipe de MSF prépare des rations enrichies de nourriture et les distribue aux groupes cibles dans 10 des 13 camps.  

Problèmes de santé mentale

Dans les camps, de nombreux réfugiés souffrent de problèmes aigus de santé mentale qui ne sont pas encore pris en charge.  Les réfugiés sont réellement affectés par ce qu'ils ont vécu dans le Vanni et lors de leur fuite. Beaucoup ont perdu des proches, voire toute leur famille. Ils n'ont plus de nouvelles des leurs restés là-bas et ne savent souvent pas s’ils sont encore en vie.  À chaque nouvelle arrivée de réfugiés, les gens se pressent autour d’eux dans l’espoir de retrouver un proche.  

Cela fait plusieurs mois maintenant que certains réfugiés vivent dans les camps. Avant de pouvoir quitter le Vanni, beaucoup avaient déjà fui cinq ou six fois, à la recherche d’un endroit plus sûr. Dans les camps, il n’y a ni travail ni école. Les réfugiés n’ont rien d'autre  à faire qu’attendre. Ils ont perdu toute autonomie.  Leurs vies sont mises entre parenthèses et ils craignent à tout moment pour la sécurité de leurs proches.   

MSF se tient prête à venir en aide aux populations de ces camps en offrant des services de santé mentale indépendants et confidentiels. MSF est actuellement en pourparlers avec les autorités à ce sujet.


Faites un don

Dernières Nouvelles

Afghanistan: 24 mai 2012
Soins pour traumatismes et chirurgies à Kunduz
3 700 patients traités la première année
Yémen: 23 mai 2012
MSF traite des victimes du conflit dans le sud
Les civils toujours pris dans les bombardements
Syrie: 15 mai 2012
Être pris avec un patient signifie la mort pour le blessé et son soignant
Mission de MSF en Syrie en mars 2012
Syrie: 15 mai 2012
La sécurité des blessés et des soignants doit être une priorité
MSF attend toujours l’autorisation d’apporter des secours
Nigeria: 11 mai 2012
Saturnisme : Le moment est venu d’agir
Les gouvernements doivent tenir leurs promesses financières

 

 

 
Faire Un DonSahel MalnutritionTravaillez avec nousActualités & MédiaPays d'IntérêtAu sujet de MSFContacts JOBS BLOGS PODCASTS VIDEOS RSS SITE MAP SEARCH