MSF apporte des soins médicaux et a commencé des distributions d’urgence au Bihar
Deux équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) ont déjà commencé à soigner les victimes des inondations au Bihar, État du nord-est de l’Inde. Elles ont également commencé les premières distributions de secours d’urgence dans plusieurs zones et des camps de personnes déplacées. Elles ont effectué les évaluations nécessaires dans les districts d’Araria (la zone la plus touchée), Supaul, Purnia et Madhepura.
Photo : Bjorn Nissen, MSF.
Tout en évaluant les besoins, et à présent que les routes sont redevenues praticables, le personnel MSF a organisé des cliniques mobiles dans plusieurs zones afin de répondre aux besoins médicaux de la population, en particulier dans les régions à l’ouest du district d’Araria où les secours ne sont pas encore parvenus. Mardi dernier, par exemple, plus d’une centaine de consultations médicales ont été effectuées rien que dans la région de Parwaha.
Photo : Bjorn Nissen, MSF.
Les personnes déplacées par les inondations se sont regroupées dans des camps de fortune, certaines à l’extérieur, d’autres à l’intérieur de bâtiments comme des écoles. Les conditions d’hygiène sont désastreuses pour tout le monde. L’accès à l’eau potable en particulier est limité à quelques pompes à bras, les latrines sont en nombre restreint, les installations sanitaires et les produits d’hygiène (douches, savons, etc.) sont en manque, sans compter la présence considérable de bétail.
Les autorités estiment que, dans les zones touchées, 30 000 personnes environ vivent actuellement dans de telles conditions dans une cinquantaine de camps. Qui plus est, près de 400 000 personnes sont peut-être bloquées dans des régions isolées par les eaux et pourraient bien arriver dans ces camps une fois que l’eau se sera retirée. Certaines zones sont toujours sous les eaux et restent inaccessibles.
Photo : Bjorn Nissen, MSF.
« Aucune épidémie n’a été signalée jusqu’à présent. Toutefois, nous devons rester sur nos gardes et être prêts à répondre immédiatement, car lorsque le niveau de l’eau baissera, la situation pourrait se détériorer. Nous sommes aussi inquiets car il existe de nombreuses poches de population que nous n’avons pas été en mesure de rejoindre », explique Bjorn Nissen, chef de mission MSF en Inde.
Jusqu’à présent, l’organisation a envoyé cinq camions de secours contenant 15 500 bâches en plastique qui serviront d’abris, 4 200 couvertures, 15 000 jerrycans, 15 000 pains de savon et 3 000 cachets pour purifier l’eau. Cette première distribution vise 7 500 familles.
Les régions qui ont été identifiées comme prioritaires dans les jours qui viennent sont celles de Bhargama, Narpatganj (toutes deux en Araria), Banmakee (au Purnia, où l’ont a signalé des besoins grandissants), ainsi que Chhatapur (au Supaul), région gravement touchée et complètement inaccessible jusqu’à présent.
Photo : Bjorn Nissen, MSF.
Les besoins les plus pressants pour la population sont toujours la nourriture, les bâches en plastique pour fabriquer des abris, les cachets pour purifier l’eau, les ustensiles de cuisine et les trousses pour l’hygiène. Pour prévenir et traiter les maladies, surtout celles liées à la mauvaise qualité de l’eau, des sels de réhydratation orale et des soins médicaux sont essentiels.
MSF possède huit travailleurs humanitaires sur le terrain (venant principalement du projet actuellement en cours au Bihar s’occupant de patients atteints par le kala-azar). Parmi eux se trouvent des médecins et autre personnel sanitaire, des logisticiens et des experts en eau et assainissement. Une autre mission d’exploration est en cours dans la région touchée. Son but est d’évaluer les besoins et la possibilité d’envoyer du renfort aux équipes déjà sur le terrain.
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