Cas isolés de fièvre de Marburg rapportés en Ouganda
Le 13 juillet, dans un hôpital de Kampala, en Ouganda, un homme de 29 ans est décédé de la fièvre hémorragique de Marburg. Un autre patient de 21 ans, dont le test pour la fièvre de Marburg s'était révélé positif, a reçu son congé de l'hôpital le 9 juillet. Depuis, aucun cas n'a été décelé. Les deux hommes étaient employés dans une mine du district de Kamwenge (environ 250 km à l'ouest de Kampala).
Dès la signalisation du premier cas, MSF s'est joint à un groupe de travail pour suivre les personnes ayant pu être exposées à la maladie. Durant 42 jours, le double de la période d'incubation reconnue pour la fièvre de Marburg, aucun autre cas n'a été rapporté. Le groupe a donc annoncé la fin de la flambée.
Des unités d'isolement ont tout de même été mises en place à l'hôpital Mulago de Kampala et dans un centre de santé tout près de Kamwenge, là où les cas se sont déclarés. Le personnel de la santé de ces centres a été formé pour répondre à une éclosion de fièvre de Marburg. MSF a fourni du soutien technique, de la formation, des médicaments et du matériel de première nécessité.
La fièvre hémorragique de Marburg
La fièvre de Marburg est une maladie rare, grave et souvent mortelle. Avant de se transformer en hémorragie chez de nombreux patients, les premiers symptômes sont des maux de tête violents et des malaises. La maladie demeure sans vaccin ni traitement spécifique. La mortalité varie considérablement. Entre 1998 et 2000, elle a atteint 80 % dans la République démocratique du Congo. Vers la fin de 2004, durant l'éclosion en Angola, le pourcentage était encore plus élevé.
MSF lors d'épidémies de Marburg
L'organisation répond en installant et en gérant des unités d'isolement pour prendre en charge les patients, prévenir l'infection au sein de l'hôpital et renforcer les précautions universelles.
MSF aide également au dépistage, veille à l'application de pratiques d'inhumation sécuritaires et assure la maintenance des systèmes d'approvisionnement et d'assainissement de l'eau. Des équipes sensibilisent aussi la population, procèdent à des analyses et font un suivi épidémiologique.
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