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		<title>Medecins Sans Frontieres / Doctors Without Borders - MSF Canada</title>
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		<description>Medecins Sans Frontieres / Doctors Without Borders (MSF) is the world's leading independent medical humanitarian aid/relief organisation</description>
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			<title>Medecins Sans Frontieres / Doctors Without Borders - MSF Canada</title>
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			<description>Medecins Sans Frontieres / Doctors Without Borders (MSF) is the world's leading independent medical humanitarian aid/relief organisation</description>
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		<lastBuildDate>Tue, 21 May 2013 14:11:00 -0400</lastBuildDate>
		
		
		<item>
			<title>Malgré la fin des violences, l’urgence se poursuit</title>
			<link>http://www.msf.ca/fr/actualites-media/nouvelles/2013/05/the-violence-has-ended-but-the-emergency-continues/</link>
			<description>Le manque de soins fragilise la population</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Serge St-Louis a passé neuf mois en République Centrafricaine (RCA) en tant que chef de mission pour Médecins Sans Frontières (MSF). Il était sur le terrain vers la fin de 2012 quand </em><em>la Séléka, une nouvelle coalition de groupes rebelles centrafricains, a pris le contrôle de plusieurs villes du pays avant de finalement rentrer fin mars dans Bangui, la capitale. </em><em>Il fait le point sur la situation après le conflit, notamment sur les enjeux et les perspectives pour le pays, son système de santé et MSF. </em><em></em></p>
<p> </p>
<p>Au plus fort de la crise, les affrontements, tirs et exactions étaient quotidiens. Aujourd’hui, la tension et la violence retombant, nous rentrons dans la phase la plus délicate : un faux-semblant de calme, fragile et potentiellement explosif. Les deux principales mouvances dela Séléka vont devoir entamer des négociations pour le partage du pouvoir à venir. Il risque d’y avoir des frictions et des heurts au sein de cette jeune coalition. </p>
<p><img src="fileadmin/images/news/2013/05/MSF135164.jpg" alt="" width="480" height="436" /><span class="photocaptions">République centrafricaine 2013 © Jean-Paul Delain/MSF</span><br /><span class="photocaptions">Suite aux violences qui ont eu lieu après le coup d’état au mois de mars, un soignant de MSF fournit une aide médicale d’urgence à un patient à l’hôpital de Bangui.</span></p>
<p>De plus, le contexte centrafricain est devenu plus complexe. Il y a quatre ou cinq mois, la Sélékaa recruté massivement: des étrangers, des mercenaires et aussi, malheureusement, des enfants soldats. Le 24 mars, ce sont environ 3 000 hommes qui sont ainsi rentrés dans Bangui; et ce recrutement se poursuit en RCA. On compte deux états-majors, l’officiel des Forces armées centrafricaines (FACA) et le <em>de facto</em> celui dela Séléka. De nombreux acteurs extérieurs ont également été impliqués dans le conflit centrafricain, comme le Tchad, le Soudan,la Libye qui ont fourni des hommes, des armes et des uniformes.</p>
<p><strong>En tant qu’organisation médicale, nous sommes très </strong><strong>préoccupés par les besoins non comblés de cette population</strong> déjà très vulnérable avant l'offensive dela Séléka. Les déplacés se comptent par milliers et vivent désormais dans une grande précarité, sans soins, ni abri, ni eau, ni nourriture. Dans plusieurs régions du pays, la situation médicale est critique : on déplore de graves pénuries de médicaments et de matériel, et les structures de santé sont vides de personnel. Or, si on en croit les derniers chiffres de nos admissions, l’épidémie saisonnière de paludisme, qui endémique en RCA, semble avoir commencé et prendra de l’ampleur avec la saison des pluies. Les traitements vont arriver, mais en assurer leur distribution quand les axes routiers seront inondés et non praticables, dans des zones non sécurisées et désertées par le personnel de santé va représenter un véritable défi. Les réserves alimentaires ont elles aussi été pillées. Les champs n’ont pas pu être entretenus et, même s’il est encore trop tôt pour se prononcer, l’état nutritionnel des gens risque de se dégrader.</p>
<p>MSF est présente sur tout le territoire de la RCA, et ce, quelle que soit la partie au conflit contrôlant la région. À Carnot, au sud-ouest du pays, par exemple, la situation reste calme pour le moment. La Sélékane connaît pas bien cette zone, elle n’y a pas d’appuis, pas d’intérêts économiques vu que les exploitations diamantifères sont actuellement à l’arrêt. Néanmoins, quelques hommes ont été recrutés localement afin de maintenir une présence minimale dans cette zone « grise », où on doit également tenir compte d’autres acteurs comme des membres de l’ancienne garde présidentielle, aujourd’hui désœuvrés, des braconniers, des coupeurs de route qui profitent du chaos ambiant, des groupes armés en provenance du Cameroun voisin. Quand l’activité économique reprendra, le risque de vols et de pillages, y compris pour les organisations non gouvernementales (ONG) internationales, sera plus important. Le projet de vaccination contre la rougeole que MSF envisageait de mener à Carnot avant la crise serait possible, mais uniquement en ville. Du fait de l’insécurité aux alentours, il sera plus compliqué de mener une intervention en périphérie. Par ailleurs, nous avons décidé de maintenir la passation à différents partenaires d’une partie de nos activités de Paoua. Toutefois, si ce sera probablement possible avec les autorités locales, voire régionales, il sera plus compliqué de trouver des interlocuteurs au niveau central. Enfin, au 1<sup>er</sup> mai, à l’hôpital communautaire de Bangui, où depuis la fin mars nous soutenons les services des urgences et de chirurgie, nos équipes ont pris en charge 850 patients, dont la plupart présentaient des blessures par balles. Nous prévoyons de nous retirer d’ici quelques semaines. Un plan d’organisation et d’action sera mis en place afin de nous permettre d’intervenir à nouveau et immédiatement en cas de nouveau pic de violence.</p>
<p>Les ONG, dont MSF qui est devenue un acteur de santé majeur dans le pays, auront un rôle crucial à jouer, car l’urgence demeure. À nous de mesurer les risques et de voir comment nous pourrons pallier les besoins au mieux.</p>
<p><em><br />L'espérance</em><em> de vie en RCA est l'une des plus faibles au monde (48 ans). Au moment où les populations ont le plus besoin d’assistance, notamment médicale, les derniers pillages et dégradations des structures de santé entravent encore davantage l’accès aux soins de populations très éprouvées. MSF s’inquiète notamment pour les patients qui ont dû arrêter leur traitement contre le VIH/sida ou la tuberculose.</em></p>
<p><em>Depuis 1996, MSF travaille</em><em> en RCA. L’ensemble des équipes y mènent sept projets dans cinq des sept districts médicaux du pays. MSF soutient sept hôpitaux et environ 38 centres de santé. En 2012, 600 000 consultations ont été dispensées au total, et plus de 260 000 cas de paludisme ont été pris en charge. Plus de 1 600 personnes sont sous traitement antirétroviral. </em></p>
<p><strong><em>R</em></strong><strong><em>especter la santé en RCA </em></strong></p>
<p><em>Pendant la crise, MSF a plusieurs fois été la cible de groupes armés qui ont été à l’origine de pillages, de vols et de menaces. À plusieurs reprises, nous avons appelé toutes les parties à respecter l’accès aux soins des patients, ainsi que le personnel médical et ses infrastructures.</em></p>]]></content:encoded>
			<category>Central African Republic</category>
			<category>NEWS</category>
			<category>Frontpage</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 17 May 2013 13:48:00 -0400</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Un hôpital pillé et délibérément saccagé</title>
			<link>http://www.msf.ca/fr/actualites-media/nouvelles/2013/05/hospital-deliberately-damaged-rendered-inoperative/</link>
			<description>Destruction des médicaments et câbles coupés</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Médecins Sans Frontières (MSF) condamne fermement les importants dégâts causés à son hôpital dans la ville de Pibor, au Soudan du Sud, des dégradations qui ont été délibérément menées afin d’empêcher MSF d’exercer ses activités médicales. Ces destructions ont pour conséquence de priver de soins quelque 100 000 personnes qui se sont réfugiées dans la brousse pour fuir le conflit entre l’Armée du Soudan du Sud (SPLA) et la milice armée David Yau Yau.</p>
<p>Au cours du week-end du 11 et 12 mai, des aliments thérapeutiques et des lits d’hôpitaux ont été volés dans l’hôpital MSF. Plus grave : des dégâts, perpétrés de manière systématique et délibérée, ont rendu l’hôpital inutilisable jusqu’à ce que d’importants travaux de réparation puissent être effectués. « Il semble qu’un effort particulier ait été fait pour détruire les stocks de médicaments qui ont été répandus par terre, pour couper et déchirer les tentes servant à entreposer le matériel humanitaire, pour saccager les différents services hospitaliers, et même pour couper les câbles électriques et les arracher des murs », affirme Richard Veerman, coordonnateur des opérations de MSF au Soudan du Sud. </p>
<p><strong><img src="fileadmin/images/news/2013/05/MSF135912.jpg" alt="" width="480" height="270" /></strong><br /><span style="color: #666666; font-size: 9px;">Soudan du Sud 2013 © MSF</span><br /><span style="color: #666666; font-size: 9px;">L’hôpital de MSF à Pibor après que les structures aient été délibérément endommagées et que les stocks de médicaments aient été détruits.</span></p>
<p>L’hôpital de MSF à Pibor après que les structures aient été délibérément endommagées et que les stocks de médicaments aient été détruits.</p>
<p>L’hôpital MSF est le seul établissement hospitalier de tout le comté de Pibor, dans un rayon de 150 kilomètres. Au cours des trois premiers mois de l’année, quelque 3 000 patients ont été pris en charge dans cet hôpital. Plus d’une centaine de patients, y compris des soldats de la SPLA, ont reçu des soins chirurgicaux pour des blessures de guerre.</p>
<p>« La saison des pluies vient de commencer et nous savons par expérience que le paludisme et les maladies respiratoires, telles que la pneumonie, vont commencer à faire des victimes s’il n’y a pas de soins de santé disponibles », explique Richard Veerman. Dans un rapport publié par MSF en novembre dernier et intitulé « Au Soudan du Sud, une crise loin des regards », MSF a documenté les conséquences médicales dévastatrices lorsque les populations sont obligées de se réfugier dans la brousse et sont privées d’assistance médicale.</p>
<p>L’accès humanitaire et l’assistance médicale doivent à nouveau être assurés dans la région de Pibor. « Il est impensable que les 100 000 personnes vulnérables, qui se cachent aujourd’hui dans les marécages, n’aient accès à aucuns soins de santé dans les six prochains mois », poursuit Richard Veerman. « Mais si nous ne pouvons pas reprendre nos activités médicales dans la région, avec la liberté de nous déplacer là où les populations ont besoin d’aide, ce scénario impensable risquerait de devenir une réalité. »</p>
<p><img src="fileadmin/images/news/2013/05/MSF127396.jpg" alt="" width="480" height="319" /><br /><span style="color: #666666; font-size: 9px;">Soudan du Sud 2012 © Robin Meldrum/MSF<br /></span><span style="color: #666666; font-size: 9px;">Un membre du personnel soignant examine un patient pendant une consultation à l’hôpital MSF de Pibor en 2012.</span></p>
<p>C’est la sixième fois en deux ans qu’une structure médicale MSF est pillée ou saccagée dans l’État de Jonglei. Le 19 avril dernier, MSF avait déjà suspendu ses activités à Pibor en raison de menaces et d’intimidations à l’encontre du personnel médical et des patients. Les récents pillages et destructions ont eu lieu alors que l’organisation attendait des garanties de respect du travail humanitaire et médical pour redémarrer ses activités à Pibor.</p>
<p>MSF exhorte le gouvernement du Soudan du Sud à s’acquitter de ses responsabilités pour que soient respectées les infrastructures et les activités médicales humanitaires. MSF exige des garanties de la part de toutes les parties au conflit dans l’État de Jonglei afin que ses équipes médicales puissent revenir sans entraves à Pibor et apporter une assistance de manière impartiale aux populations qui en ont besoin de part et d’autre de la ligne de front.</p>
<p><br /> MSF travaille dans les régions d’Akobo, Nyirol, Pibor et Uror dans l’État de Jonglei. Les activités dans toutes les localités, y compris le centre médical MSF de Gumuruk dans la localité de Pibor, se poursuivent. Seul l’hôpital de la ville de Pibor a suspendu ses activités ainsi que le centre de santé du village de Lekwongole dans la localité de Pibor qui avait été visé et endommagé en août dernier et où l’insécurité et les combats ont depuis rendu l’accès impossible pour MSF.</p>]]></content:encoded>
			<category>South Sudan</category>
			<category>NEWS</category>
			<category>Frontpage</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 17 May 2013 13:07:00 -0400</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Les failles du Partenariat transpacifique</title>
			<link>http://www.msf.ca/fr/actualites-media/nouvelles/2013/05/trans-pacific-trade-pact-flawed/</link>
			<description>Les signataires doivent régler la question de l'accès aux médicaments</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que les négociations relatives au Partenariat transpacifique (PTP) reprennent demain, à Lima, au Pérou, les pays concernés doivent s'employer en priorité à régler les clauses préjudiciables de l'accord, qui pourraient limiter l'accès de millions de patients des pays en développement à des médicaments génériques abordables, a affirmé aujourd'hui Médecins Sans Frontières (MSF).</p>
<p>« Les discussions de fond sur l'accès aux médicaments ont piétiné pendant plus d'un an, tandis que les pays négociateurs et de nombreuses organisations, dont MSF, exprimaient leurs inquiétudes quant aux répercussions négatives de la règlementation proposée », a déclaré Judit Rius Sanjuan, directrice de la Campagne d'accès de MSF. « La réouverture des négociations à Lima est une occasion décisive pour les négociateurs du PTP de retirer les dispositions défavorables de cet accord avant qu'il ne soit trop tard. »</p>
<p><img src="fileadmin/images/news/2013/01/MSF127807-India-2012-Sami-Siva.jpg" alt="" width="480" height="319" /><span style="color: #666666; font-size: 9px;">Inde 2012 © Sami Siva<br /></span><span class="photocaptions">Un médecin MSF explique à une femme atteinte de tuberculose multirésistante comment prendre ses médicaments.</span></p>
<p>Les négociations sur le PTP – un accord commercial d'une vaste portée établi par 11 pays côtiers du Pacifique et le Canada – continuent de se tenir à huit clos, mais les informations qui ont filtré indiquent que les États-Unis demandent un renforcement sans précédent de la protection en matière de propriété intellectuelle. </p>
<p>Ces règles rendraient extrêmement difficile l'entrée sur le marché des médicaments génériques, maintiendraient le coût excessivement élevé des médicaments, et auraient des conséquences dévastatrices sur la santé publique. Entre autres, les dispositions proposées affaibliraient les normes relatives à la délivrance des brevets et auraient comme conséquences de faciliter l'obtention de brevets secondaires par les compagnies pharmaceutiques, d'étendre les monopoles sur les médicaments existants, de supprimer toute possibilité de contester<strong> </strong>ou d'invalider les brevets déjà délivrés et d'octroyer de nouveaux monopoles par des voies détournées en bloquant l'obtention des données cliniques nécessaires pour l'approbation des génériques.</p>
<p>« Le PTP risque de limiter la capacité des pays signataires à freiner l'octroi abusif de brevets et d'assurer l'accès en temps opportun à des médicaments génériques abordables qui sont d'une importance capitale pour les fournisseurs de soins tels que MSF », explique Stephen Cornish, directeur exécutif de MSF Canada. « Il est inquiétant de savoir que le PTP est appelé à devenir la &quot;référence&quot; mondiale en matière d'accords commerciaux. Cela signifie qu'il sera reproduit et imposé aux gouvernements de nombreux autres pays en développement, au cours des prochaines années, à moins que ces dispositions ne soient rejetées aujourd'hui. »</p>
<p>Les règles internationales obligent les gouvernements à limiter à 20 ans la durée de validité des brevets sur les produits pharmaceutiques, mais elles introduisent parallèlement une souplesse pernicieuse dans le contrôle de la qualité des brevets et la définition des modalités d'obtention de brevets supplémentaires pour les médicaments existants. Les compagnies pharmaceutiques utilisent d'ailleurs diverses stratégies pour prolonger la période initiale de 20 ans de protection des brevets, une pratique désignée par le terme anglais &quot;evergreening&quot; ou renouvellement à perpétuité des brevets. C'est aux gouvernements d'empêcher cette pratique en instituant des garde-fous qui permettront de concilier les intérêts commerciaux avec les besoins de santé publique. </p>
<p>L'article 3(d) de la loi indienne sur les brevets, qui vise à atteindre cet équilibre, en est un exemple. Il restreint la pratique de renouvellement à perpétuité en interdisant la délivrance de brevets secondaires pour les médicaments existants sauf s'il est démontré que leur efficacité est nettement supérieure à celle du médicament d'origine. La compagnie pharmaceutique Novartis a récemment perdu une bataille juridique de sept ans portée devant la Cour suprême de l’Inde qui contestait l'application de cette loi. S'il était ratifié dans sa forme actuelle, le PTP priverait les gouvernements de la capacité de faire appliquer des clauses similaires de sauvegarde.</p>
<p>MSF invite instamment les gouvernements participant aux négociations du PTP à rejeter ces dispositions qui menacent l'accès aux médicaments essentiels.</p>]]></content:encoded>
			<category>NEWS</category>
			<category>Frontpage</category>
			<category>Access Campaign</category>
			
			
			<pubDate>Tue, 14 May 2013 12:42:00 -0400</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>MSF continue son travail médical à Pinga</title>
			<link>http://www.msf.ca/fr/actualites-media/nouvelles/2013/05/vital-medical-work-continues-in-pinga/</link>
			<description>Le personnel de MSF est sain et sauf mais les habitants restent prudents en raison de la violence</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dix jours après les combats qui ont eu lieu dans la ville de Pinga, au Nord-Kivu, une province de la République démocratique du Congo (RDC), la situation reste tendue et imprévisible. Certains habitants continuent à fuir car des rumeurs de combats perdurent au sein de la population. Seulement la moitié de la population est restée en ville.</p>
<p>Les combats de la semaine dernière ont forcé des milliers de personnes à fuir dans la forêt. Depuis le début des violences, c’est-à-dire le 28 avril, 11 membres du personnel congolais de Médecins Sans Frontières (MSF) étaient portés disparus. Heureusement, depuis hier, ils ont tous été retrouvés et sont sains et saufs. « Deux membres du personnel ont marché pendant 160 kilomètres et sont arrivés à Goma il y a quelques jours », déclare Hugues Robert, chef de mission de MSF. Fournir des services médicaux reste difficile, car beaucoup de professionnels de la santé ont fui, sont épuisés et débordés.</p>
<p>MSF est la seule organisation humanitaire médicale venant en aide au ministère de la Santé à Pinga et dans les régions avoisinantes. Située dans le territoire de Walikale, le personnel de MSF soutient l'hôpital principal de la ville qui dessert une population de plus de 60 000 personnes. Avant les combats, MSF a fourni des soins de santé primaire aux trois centres de santé (Kasseke, Mpety et Nkassa), et mis en place des cliniques mobiles. Malheureusement, les activités médicales à Mpety et Kasseke ont été suspendues car la situation sécuritaire reste fragile et incertaine.</p>
<p><img src="fileadmin/images/news/2013/05/MSF124140-DRC-2012-MSF.jpg" alt="" width="480" height="319" /><span class="photocaptions">RDC 2012 © MSF</span><br /><span class="photocaptions">Le personnel soignant de MSF prend en charge un blessé de guerre en 2012.</span></p>]]></content:encoded>
			<category>Democratic Republic of Congo</category>
			<category>Frontpage</category>
			<category>NEWS</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 10 May 2013 14:19:00 -0400</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Retour de la violence à Pinga</title>
			<link>http://www.msf.ca/fr/actualites-media/nouvelles/2013/05/renewed-violence-hits-pinga/</link>
			<description>11 membres du personnel portés disparus</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au cours des derniers jours, Pinga, située dans la province instable du Nord-Kivu en République démocratique du Congo (RDC) a été le théâtre de lourds affrontements, qui ont grandement compliqué le travail médical d’importance vitale de Médecins Sans Frontières (MSF). Des milliers d’habitants ont fui la ville pour se réfugier dans la forêt aux alentours, et 11 membres du personnel congolais de MSF sont portés disparus.<br /><br />« MSF s’inquiète beaucoup du fait que des civils font régulièrement les frais de cette violence. Il s’agit de la huitième fois que Pinga change de mains depuis 2012 », déclare Jan Peter Stellema, responsable des opérations à Goma pour MSF. « De nombreux patients ont dû être transférés à Goma pour y être opérés d’urgence. Parmi eux, une septuagénaire a reçu une blessure par balle au bras », ajoute-t-il.<br /><br />Après la première vague d’attaques de dimanche, une grande partie de la population a pris la fuite dans la forêt qui jouxte la ville. D’autres ont cherché refuge à l’hôpital municipal, mais des hommes armés les ont forcés à ressortir. Des maisons ont été pillées et brûlées, et un combattant a été décapité, ce qui a provoqué un vent de panique dans la ville. On dénombre 11 membres du personnel congolais qui ne se sont pas présentés à leur travail et sont actuellement portés disparus.</p>
<p class="photocaptions"><img style="margin: 5px;" src="fileadmin/images/news/2013/05/DRC-Pinga-MSF135185.jpg" alt="DRC 2013 - MSF team arriving in a village in Pinga Healthzone for outreach activities" width="450" height="338" />RDC 2013 © MSF<br />Une équipe MSF arrive dans un village de l'aire sanitaire de Pinga pour mener des activités médicales.</p>
<p>Une équipe MSF, qui soutenait l’hôpital municipal l’année dernière, continue de diriger une importante clinique dans la ville et a parfois été en mesure de franchir les lignes de combat pour venir en aide à des dispensaires de la région. Toutefois, l’accès reste extrêmement difficile à négocier avec les multiples groupes armés et alliances qui œuvrent dans ce secteur. Des centres de santé ont été pillés et des équipements médicaux détruits.<br /><br />« Cela peut être un véritable défi de prodiguer des soins lorsque les structures médicales ne sont pas respectées, le personnel de santé n’est pas suffisant, les gens ont pris la fuite, ceux qui sont restés ont peur d’être victimes de violence, d’être forcés de payer des taxes illégales ou d’être recrutés de force, ou pire encore », explique Jan Peter Stellema.<br /><br />Dans la province du Nord-Kivu, MSF continue de fournir, malgré les conditions difficiles, des soins de haute qualité dans quatre hôpitaux de référence, 12 centres médicaux et quatre postes de santé. Au Sud-Kivu, elle gère quatre hôpitaux de référence, 19 centres médicaux et cinq postes de santé. De plus, en fonction des besoins, elle mène des interventions d’urgence, des activités dans des centres de traitement du choléra, et via des cliniques mobiles hebdomadaires.<br /><br /></p>]]></content:encoded>
			<category>Democratic Republic of Congo</category>
			<category>Frontpage</category>
			<category>NEWS</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 03 May 2013 15:33:00 -0400</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Des réfugiés syriens toujours privés d'abri et d'eau </title>
			<link>http://www.msf.ca/fr/actualites-media/nouvelles/2013/05/syrian-refugees-still-lacking-shelter-access-to-water/</link>
			<description>Services essentiels insuffisants pour aider les déplacés et les réfugiés </description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les pays limitrophes font un travail colossal pour aider les réfugiés, mais leur nombre en constante augmentation (plus de 1,3 million) dépasse la capacité d'intervention humanitaire.</p>
<p>En Irak, environ 133 000 réfugiés, dont de nombreux se sont installés au nord du pays, sont enregistrés ou sont en attente de l'être. Le camp de Domiz, dans la province de Duhok, a été conçu à l’origine pour accueillir 1 000 familles, mais héberge maintenant plus de 35 000 réfugiés. Chaque jour, plus d'un millier de personnes venant de Syrie se rendent dans cette partie de l'Irak. Toutefois, les services fournis dans les camps sont insuffisants pour répondre à l'augmentation de la demande.</p>
<p class="photocaptions"><img style="margin: 5px;" src="fileadmin/images/news/2013/05/Syrians-Iraq-MSF132615.jpg" alt="Syrian refugees in Domeez camp, Iraq" width="450" height="298" /><br />Réfugiés syriens au camp de Domiz en Irak. 2013 © Pierre-Yves Bernard/MSF</p>
<p>Le manque d'abris est particulièrement criant, et les réfugiés nouvellement arrivés doivent partager leurs tentes, couvertures, matelas et même leur nourriture avec d'autres familles. Les services d'eau et d'assainissement sont mauvais, et l'accès à l'eau reste difficile malgré l'approche de l'été.</p>
<p>MSF est le principal fournisseur de soins de santé dans le camp de réfugiés de Domiz, où elle prodigue des soins généraux ainsi que des soins de santé mentale et reproductive. Les équipes ont fourni plus de 64 800 consultations et ont procédé à la vaccination de 31 000 personnes contre la rougeole.</p>
<p>En Jordanie, plus de 450 000 réfugiés syriens sont enregistrés ou attendent de l'être, et entre 1 000 et 3 000 personnes continuent d'arriver chaque jour. On estime que si l'afflux de personnes continue à ce rythme, plus d’un million de réfugiés arriveront d'ici la fin de 2013. Le système de santé jordanien est surchargé par le flot continu de réfugiés et de blessés en provenance de Syrie, ce qui entraîne des situations dramatiques où des patients décèdent en attendant d'être pris en charge.</p>
<p>Le camp de fortune de Zaatari accueille plus de 100 000 réfugiés syriens. À l'approche de l'été, l'accès à l'eau devient de plus en plus préoccupant, aggravant le problème de pénuries d'eau auquel la Jordanie était déjà confrontée même avant l'afflux de réfugiés.</p>
<p>Au camp de Zaatari, MSF gère un hôpital pédiatrique de 30 lits 24 heures sur 24, ainsi qu'une salle d'urgence avec trois lits pour enfants âgés d'un mois à 10 ans. À la mi-avril, MSF avait 72 patients hospitalisés et a effectué 277 consultations en urgence. En outre, MSF gérait déjà un hôpital de chirurgie reconstructive à Amman. Les patients requérant une chirurgie majeure dans le camp sont transférés à l'hôpital de MSF où ils reçoivent des soins de physiothérapie, un soutien psychosocial et des soins postopératoires, et peuvent bénéficier d'interventions chirurgicales à la pointe de la technologie.</p>
<p>Au Liban, les principaux besoins identifiés pour plus de 450 000 réfugiés touchent principalement le logement, la nourriture, les soins de santé primaire et secondaire ainsi que la santé mentale.</p>
<p>MSF vient en aide aux réfugiés en offrant des soins de santé primaire, y compris des vaccins, des traitements contre des maladies chroniques, des soins prénataux et des soins de santé mentale, et en distribuant des articles de première nécessité. Les projets de MSF sont situés à Tripoli, dans le nord du Liban, où vivent le plus grand nombre de réfugiés syriens, ainsi que dans la vallée de la Bekaa, le principal point de passage des personnes fuyant la Syrie. Les équipes ont également mené des activités dans le nord du district d'Akkar et dans la ville méridionale de Tibnine.</p>
<p>En Turquie, le nombre de personnes fuyant la zone entourant Alep ne cesse d'augmenter. Les chiffres officiels des Syriens enregistrés et hébergés dans les 13 camps en Turquie s'élèvent à 177 387, ce qui correspond à la capacité maximale de ces camps. Toutefois, un nombre important de réfugiés (les estimations varient de 70 000 à 100 000 Syriens) dépourvus de passeport ne sont pas pris en compte lors des distributions ou des services de secours.</p>
<p>MSF travaille dans une clinique de soins ambulatoires à Kilis et fournit un soutien en santé mentale aux réfugiés non enregistrés qui ne vivent pas dans les camps, ainsi qu'aux réfugiés des camps de Kilis et d'Islahiya.</p>]]></content:encoded>
			<category>Syria</category>
			<category>Frontpage</category>
			<category>NEWS</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 03 May 2013 12:13:00 -0400</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>L'intensité de la crise complique l’accès aux soins vitaux </title>
			<link>http://www.msf.ca/fr/actualites-media/nouvelles/2013/05/intensity-of-crisis-unabated-lifesaving-care-amidst-insecurity-difficult/</link>
			<description>Service de chirurgie, banque de sang et traitement de maladies chroniques dans les quatre hôpitaux de MSF </description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le conflit en Syrie est extrêmement intense : les lignes de front se déplacent constamment, de nombreuses personnes sont coupées de tout secours, quelque 6,8 millions de personnes ont un urgent besoin d'assistance humanitaire et le système de santé s'est effondré. Malgré les difficultés que rencontre Médecins Sans Frontières (MSF) pour travailler dans ce pays, l'organisation y dirige maintenant quatre hôpitaux, un nombre croissant de cliniques mobiles à la périphérie de ces hôpitaux, et mène une stratégie de recherche active afin d'ouvrir de nouveaux projets dans des endroits sûrs. Par ailleurs, afin d'être totalement indépendante de tout positionnement politique à l'égard de la crise qui sévit dans ce pays, MSF utilise uniquement des dons privés pour mener ses activités en Syrie.</p>
<p>Environ 1,4 million de Syriens ont fui vers les pays voisins qui sont actuellement submergés et où les organisations humanitaires ont jusqu'ici été incapables de répondre à leurs besoins. MSF offre des consultations médicales et des biens de première nécessité aux réfugiés installés en Irak, en Jordanie, au Liban et en Turquie.</p>
<p class="photocaptions"><strong><img style="margin: 5px;" src="fileadmin/images/news/2013/05/Syria-MSF132116.jpg" alt="Syrian refugees in Iraq" width="450" height="300" /><br /></strong><strong>Réfugiés syriens en Irak. 2013 © Michael Goldfarb/MSF</strong></p>
<p class="photocaptions"><strong><br /></strong></p>
<p><strong>Aide d'urgence en Syrie</strong></p>
<p>En Syrie, les activités de MSF se développent aussi rapidement que possible en fonction des conditions de sécurité, mais sont toujours limitées à quatre régions où MSF est en mesure d'avoir des équipes sur place pour offrir des services médicaux de haute qualité. Bien que MSF continue de négocier son accès auprès de Damas, pour l'instant l’organisation ne peut travailler que dans les zones contrôlées par l'opposition.</p>
<p>Dans son hôpital près d'Alep, MSF effectue plus de 1 500 consultations et environ 70 opérations chirurgicales par mois. Une autre équipe de MSF a mis en place une banque de sang (maintenant sous la responsabilité de médecins syriens) afin d'approvisionner les hôpitaux de la région d'Alep. En outre, la guerre ayant interrompu les activités normales de vaccination, MSF a commencé à vacciner des enfants.</p>
<p>Par ailleurs, MSF opère deux hôpitaux dans le gouvernorat d’Idlib. « Nous sommes en état d'alerte permanent au cas où nous devrions recevoir un volume important de blessés, mais ceci ne constitue pas nos activités principales au quotidien », explique Alex Buchmann, nouveau chef de projet de l'un des hôpitaux. Toutes les structures médicales qui sont encore plus ou moins fonctionnelles dans la région se consacrent aux blessés de guerre. Par conséquent, les personnes ayant des grossesses difficiles, des maladies chroniques, de la fièvre ou des maladies communes n'ont d'autre choix que de se rendre à notre hôpital ou nos cliniques mobiles. Nous recevons parfois des blessés, mais le plus souvent ce sont des personnes malades nécessitant des soins. »</p>
<p>Le deuxième hôpital de MSF dans cette région possède un service de traumatologie et de chirurgie hautement spécialisé, où jusqu'à présent, plus de 1 160 interventions chirurgicales ont été réalisées principalement pour des blessures liées à la violence. En outre, plus de 2 800 patients y ont reçu des soins d'urgence, dont de nombreux patients souffrant de brûlures graves subies lors d'accidents causés par des appareils de chauffage ou par l'utilisation d'appareils artisanaux pour raffiner le pétrole brut. Après une intervention chirurgicale, à l'hôpital ou dans une unité postopératoire, les patients reçoivent aussi des soins de physiothérapie.</p>
<p>Afin d’améliorer l'accès à l'eau et les installations sanitaires dans un camp pour personnes déplacées, MSF a construit 50 latrines et 50 douches. Une campagne de vaccination a été organisée pour les enfants de moins de cinq ans : 3 300 enfants ont été vaccinés contre la poliomyélite, et 2 000 contre la rougeole.</p>
<p>Dans le gouvernorat d'Al-Raqqah, les combats et les bombardements dans la ville d'Al-Raqqah et ses alentours ont forcé des dizaines de milliers de personnes à fuir les villages déjà en difficulté dans la région. MSF a déjà pu constater quelque 300 cas de rougeole (un signe évident de l'effondrement du système de santé). L'équipe de MSF a entrepris de fournir des consultations en ambulatoire dans un centre de santé et offrira bientôt un service de maternité et des traitements pour des maladies chroniques. De plus, l'organisation ouvrira prochainement une salle d'urgence et un service d'hospitalisation.</p>
<p>La plupart des équipes de MSF mènent également des cliniques mobiles, et certains des projets présentent un volet de santé mentale, absolument essentiel après deux ans de conflit intense. MSF s'occupe également d'approvisionner en matériel médical et en fournitures d'urgence des hôpitaux et des cliniques de part et d'autre du conflit en Syrie, y compris à Al-Raqqah, Damas, Deir Ezzor, Deraa, Hama, Homs et dans d'autres régions.</p>]]></content:encoded>
			<category>Syria</category>
			<category>Frontpage</category>
			<category>NEWS</category>
			<category>Violence</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 03 May 2013 12:08:00 -0400</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Plus de 1 600 migrants sauvés des griffes des trafiquants</title>
			<link>http://www.msf.ca/fr/actualites-media/nouvelles/2013/04/more-than-1600-migrants-released-from-smugglers-hands/</link>
			<description>Certains ont été victimes de tortures</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le 7 avril, les autorités yéménites ont libéré 1 620 migrants détenus (certains pendant plusieurs mois) par des trafiquants dans des fermes de la région de Haradh, dans le nord du pays. Médecins Sans Frontières (MSF) vient en aide à ces migrants, qui comprennent 62 enfants et 142 femmes, et a transféré 71 personnes dans un état critique vers son hôpital situé dans le village d’Al-Mazraq, à côté de la ville de Haradh.</p>
<p>La plupart des migrants transférés vers Al-Mazraq ont été victimes de trafic humain, de travail forcé et d’esclavage. Ils présentaient des marques de torture et avaient fait l’objet d’agressions verbales, physiques et sexuelles. Certains ont eu les ongles arrachés ou leur langue partiellement coupée, d’autres ont été battus violemment. L’équipe soignante de MSF a également pris en charge des personnes souffrant de maladies mortelles comme la pneumonie, le paludisme avec complications ou la dengue.</p>
<p><img src="fileadmin/images/news/2013/04/MSF135130-Yemen-2013-Anna-Surinyach-MSF.jpg" alt="" width="480" height="319" /><span class="photocaptions">Yémen 2013 © Anna Surinyach/MSF</span><br /><span class="photocaptions">Située près de la frontière avec l’Arabie Saoudite, Haradh se trouve sur l’une des routes principales des migrants quittant la Corne de l’Afrique pour se rendre dans ce pays. MSF leur fournit une aide médicale et transfère les plus malades vers son hôpital situé à proximité.</span></p>
<p>Après que les migrants ont été libérés et transférés dans un complexe en périphérie de Haradh, l’organisation leur a fourni une aide psychologique. « Un grand nombre sont épuisés physiquement et mentalement. Ils souffrent de graves traumatismes psychologiques en raison des conditions horribles et des mauvais traitements qu’ils ont subis pendant leur captivité », explique Angels Mairal, psychologue de MSF travaillant à Haradh. La plupart des personnes qui ont reçu un soutien psychologique de la part de MSF disent avoir été victimes de torture.</p>
<p>Les besoins médicaux et humanitaires des migrants étaient considérables, certains n’ayant rien mangé pendant parfois sept jours avant d’être libérés par les autorités yéménites. Les équipes de MSF leur ont fourni des suppléments alimentaires et sont aussi intervenues dans les lieux de transit de Haradh et d’Amran pour améliorer les conditions sanitaires.</p>
<p>De Haradh 800 Éthiopiens ont été transférés vers des centres pour migrants à Sana’a d’où ils seront rapatriés vers leur pays. De plus, 550 Somaliens ont été transférés vers le camp de réfugiés de Kharaz situé dans le gouvernorat de Lahj. MSF s’inquiète beaucoup sur le sort de ces migrants car ces centres ne possèdent pas les moyens, les capacités et les services nécessaires pour les assister convenablement.</p>
<p>Situé sur l’une des routes principales des migrants quittant la Corne de l’Afrique pour se rendre dans des États arabes du Golfe, le Yémen est un lieu de passage pour beaucoup d’Éthiopiens qui tentent de fuir l’extrême pauvreté et le chômage pour aller en Arabie Saoudite en passant par Haradh. Il arrive souvent qu’ils tombent aux mains des trafiquants qui tentent de leur extorquer de l’argent en ayant recours à des sévices physiques et psychologiques.</p>
<p>« En plus de cette crise chronique, nous sommes confrontés à une urgence. Nous sommes très inquiets pour l’avenir des milliers de migrants qui échouent généralement au Yémen, et à Haradh en particulier, et ne bénéficient que d’une assistance très limitée », dit Tarek Daher, chef de mission de MSF au Yémen. « Après de multiples tentatives de franchir la frontière, ils sont épuisés et se retrouvent sans ressources; la majorité finit en mendiant dans les rues de Haradh. Ils tentent de survivre mais doivent se passer d’abri décent, d’accès à l’hygiène et de repas réguliers. »</p>
<p>MSF reconnaît les efforts réalisés par le gouvernement yéménite pour libérer, accueillir et protéger les migrants à Haradh et réitère qu’il doit maintenir son soutien. L’organisation appelle la communauté internationale à agir de manière à rétablir la dignité de ces personnes en soutenant les institutions qui leur viennent en aide.</p>
<p>Avec l’aide des autorités et d’autres organisations non gouvernementales, MSF élargit son intervention afin d’améliorer les conditions de vie des migrants échoués à Haradh et l’accès aux soins pour les personnes libérées ou en attente de rapatriement.</p>
<p>MSF travaille dans le gouvernorat d’Hajjah dans le nord du Yémen depuis 2009. Elle y gère l’hôpital près d’Al-Mazraq qui fournit aux résidents et aux personnes déplacées des soins primaires et spécialisés, des chirurgies et des services d’urgence. Depuis l’an dernier, MSF offre aussi aux migrants une aide en santé mentale dans la ville de Haradh. MSF réalise également des activités médicales dans les gouvernorats d’Aden, d’Ad-Dhale, d’Abyan et d’Amran.</p>]]></content:encoded>
			<category>Yemen</category>
			<category>Frontpage</category>
			<category>NEWS</category>
			
			
			<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 15:02:00 -0400</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Prendre en charge la douleur des grands brûlés</title>
			<link>http://www.msf.ca/fr/actualites-media/nouvelles/2013/04/delicate-work-to-treat-agonizing-wounds/</link>
			<description>MSF soigne les brûlures dans son hôpital </description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À l’hôpital de Médecins Sans Frontières (MSF) situé dans le nord de la Syrie, l’équipe a dû s’adapter à l’évolution de la situation. Comme les lignes de front se sont éloignées, les afflux de blessés sont devenus moins importants. Depuis plusieurs semaines, les patients victimes de brûlures ont toutefois été de plus en plus nombreux. Pendant l’hiver, les familles ont utilisé des poêles rudimentaires pour se chauffer. Les accidents domestiques sont fréquents ou bien les tirs sèment la panique. Alors le poêle explose ou le bidon de carburant s’enflamme. « Plusieurs fois par semaine, on voit arriver des patients brûlés », explique AnneMarie Pegg, médecin urgentiste pour MSF. « Leur visage et leurs mains sont toujours les plus touchés. »</p>
<p>Quand un grand brûlé arrive en salle d’urgence, la première chose à faire est de prendre en charge la douleur car les plaies font énormément souffrir. Puis le patient est mis sous perfusion pour compenser les pertes hydriques. Il faut aussi nettoyer les plaies et les peaux mortes qui sont sources d’infections et mettre des pansements, ce qui ne peut se faire qu’au bloc opératoire sous anesthésie. Le chirurgien pose des compresses stériles, enduites de sulfadiazine, une crème antibactérienne qui permet de changer les pansements tous les deux ou trois jours, sans risquer d’arracher la peau.</p>
<p><img style="margin: 5px;" src="fileadmin/images/news/2013/04/Syria-burn-MSF134844.jpg" alt="Syria burn treatment" width="450" height="338" /><span class="photocaptions">2012 Syrie © Ricardo Fernandez Sanchez/MSF</span><br /><span class="photocaptions">MSF prend en charge un grand nombre de grands brûlés dans un de ses hôpitaux en Syrie. Ces brûlures sont souvent causées par l’explosion de réchauds utilisés par la population pendant l’hiver. MSF réalise des pansements sous anesthésie, parfois des greffes de peau et fournit à ces patients de la kinésithérapie.</span></p>
<p>Souvent aussi, le kinésithérapeute de l’équipe MSF doit intervenir au bloc et poser une attelle au genou par exemple pour le maintenir en extension. Ainsi la cicatrisation ne se fera pas en rétraction, autrement dit dans une mauvaise position qui entraînerait une perte de mobilité. C’est ce qu’il a fallu faire pour une petite fille de six ans qui avait une brûlure sur tout le genou. Un autre enfant avait quant à lui été brûlé aux mains et au visage. « Pour la brûlure sur la paume de la main, j’ai placé un petit rouleau dans la paume pour préserver la position fonctionnelle, nécessaire pour les activités de la vie quotidienne », explique Ricardo, kinésithérapeute MSF.</p>
<p>Pour le visage, les soins ont été plus compliqués. Pour éviter une rétraction de la peau lors de la cicatrisation et préserver les traits du visage, « j’ai couvert le visage de l’enfant avec des compresses stériles et pris une plaque thermoformable pour faire un moulage sur son visage en insistant sur les parties abîmées », ajoute le kinésithérapeute. « Après j’ai fait le plâtre, c’était mon positif. Et j’ai creusé le plâtre à l’endroit des paupières, des narines, des commissures des lèvres. » L’étape suivante a consisté à prendre une autre plaque thermoformable et la placer sur le positif pour obtenir le masque qui a finalement été appliqué sur le visage, sous anesthésie bien entendu.</p>
<p>En fonction de l’évolution de la cicatrisation, le masque doit ensuite être adapté. « Quand les œdèmes se réduisent, il faut creuser à l’endroit des pommettes, des fossettes ou du menton de manière à remodeler les traits du visage », précise Ricardo.</p>
<p>Par ailleurs, la prise en charge des grands brûlés exige de suivre des règles d’hygiène très strictes, car ces patients sont très sensibles aux infections, et de satisfaire correctement leurs besoins nutritionnels qui sont deux fois plus importants qu’en temps normal. « Ils doivent avoir un régime alimentaire très riche en protéines », note AnneMarie Pegg. Si les enfants ont envie de gâteaux, on leur donne avec plaisir. Ils peuvent manger tout ce qu’ils veulent. C’est essentiel pour leur guérison qu’ils se nourrissent bien. »</p>
<p>Mais tout cela n’est pas toujours suffisant. Le chirurgien peut être amené à faire une greffe de peau. La guérison est généralement longue d’autant qu’une fois sorti de l’hôpital, le grand brûlé devra revenir à peu près tous les trois jours pour changer ses pansements et faire de la kinésithérapie.</p>
<p>De janvier à mars, l’équipe MSF a soigné 85 patients victimes de brûlures. </p>]]></content:encoded>
			<category>Syria</category>
			<category>Frontpage</category>
			<category>NEWS</category>
			
			
			<pubDate>Wed, 24 Apr 2013 16:08:00 -0400</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Les enfants atteints de saturnisme peuvent enfin être soignés à Bagega</title>
			<link>http://www.msf.ca/fr/actualites-media/nouvelles/2013/04/msf-finally-able-to-start-treating-lead-poisoned-children-in-bagega/</link>
			<description>La décontamination des sols doit se poursuivre</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Médecins Sans Frontières (MSF) a enfin pu commencer à traiter les enfants atteints de saturnisme dans le village de Bagega au Nigeria. Dans le premier des quatre groupes qui recevront des soins, MSF a amorcé le traitement de chélation auprès de 34 enfants pour éliminer le plomb qui se trouve dans leur sang. MSF surveillera aussi l’état de 126 autres enfants. MSF rappelle qu’il ne s’agit que du commencement, étant donné qu’elle ne peut pas traiter les enfants des trois autres groupes tant que leur maison n’a pas été entièrement décontaminée.</p>
<p><img src="fileadmin/images/news/2012/05/MSF116714-Nigeria-2012-Olga-Overbeek-MSF.jpg" alt="" width="480" height="319" /><span class="photocaptions">2012 Nigeria © Olga Overbeek/MSF</span><br /><span class="photocaptions">Des enfants travaillent dans un site d’extraction d’or à Bagega. Ibrahim (à droite), 10 ans, doit alimenter la broyeuse avec les pierres concassées.</span></p>
<p>Le saturnisme sous sa forme aiguë peut mener à de sérieuses lésions cérébrales et à la mort chez les enfants. À Zamfara, MSF traite les victimes de la crise de saturnisme – la pire contamination jamais enregistrée dans notre histoire – depuis qu’elle a été découverte en 2010. Jusqu’à maintenant, l’organisation a soigné plus de 2 500 enfants<a href="file:///U:/4%20-%20COMMS/Translation%20Services/TRANSLATION%20REQUESTS/2013%20TRANSLATION%20REQUESTS/COMMUNICATIONS/WEB/130434F%20COMS%20WEB%20Nigeria%20lead%20poisoning%20update%20April%202013%20FR.docx#_ftn1" target="_blank" >[1]</a>. Avant aujourd’hui, l’organisation n’avait toutefois pas pu commencer les traitements à Bagega parce que le village n’avait pas encore été décontaminé. À Bagega, la décontamination implique de retirer les déchets causés par l’extraction et le traitement des minéraux ainsi que les sols contaminés que ce soit dans le village, les quartiers résidentiels, les maisons, les bâtiments, les aires communes, les puits et les étangs. La décontamination est essentielle au traitement médical : sans elle, les enfants continueront d’être exposés aux toxines de plomb et par conséquent, les traitements médicaux seront en grande partie inutiles.</p>
<p>« Après trois ans d’attente, MSF est heureuse d’avoir enfin commencé les traitements à Bagega », explique Simon Tyler, représentant de MSF au Nigeria. « MSF reste cependant extrêmement consciente qu’il ne s’agit que du premier groupe parmi les quatre qui doivent être traités de toute urgence à Bagega. La décontamination actuelle doit se terminer avant la saison des pluies pour parvenir à traiter tous les enfants qui en ont besoin dans le village. »</p>
<p>Les patients sont répartis en quatre groupes en fonction du moment où la décontamination de leur maison sera réalisée. La première section de Bagega étant décontaminée, MSF a pu mettre le premier groupe de patients sous traitement. En plus d’offrir actuellement le traitement de chélation, l’équipe médicale MSF surveillera une centaine d’enfants dont l’état n’est pas suffisamment grave pour recevoir un traitement, mais qui présentent néanmoins un taux de plomb modéré dans le sang. MSF estime qu’elle aura mis sous traitement entre 600 et 800 enfants au total à Bagega.</p>
<p>La décontamination ne peut être effectuée que pendant la saison sèche. De plus, le versement tardif des fonds a retardé le début des travaux, ce qui signifie qu’il faudra mettre les bouchées doubles pour qu’ils soient terminés avant la saison des pluies<a href="file:///U:/4%20-%20COMMS/Translation%20Services/TRANSLATION%20REQUESTS/2013%20TRANSLATION%20REQUESTS/COMMUNICATIONS/WEB/130434F%20COMS%20WEB%20Nigeria%20lead%20poisoning%20update%20April%202013%20FR.docx#_ftn2" target="_blank" >[2]</a>.</p>
<p>« En très peu de temps, nous avons accompli à Bagega plus que ce que nous avions espéré, mais nos équipes subissent une pression énorme pour terminer la décontamination dans de très courts délais », explique Simba Tirima, directeur des opérations de terrain pour la fondation TerraGraphics qui s’occupe des travaux de décontamination. « Malheureusement, des retards administratifs nous ont aussi beaucoup ralentis. Désormais, tout dépend de la pluie, mais TerraGraphics travaille 24 heures sur 24 pour s’assurer que les enfants de Bagega reçoivent le traitement de MSF le plus tôt possible. »</p>
<p>Au définitive, pour résoudre la crise à Zamfara, il est nécessaire de recourir à une approche tripartite : fournir un traitement médical, effectuer une décontamination du milieu de vie et utiliser des pratiques minières plus sûres. MSF continue à préconiser l’adoption de pratiques minières plus sûres pour faire en sorte que les personnes travaillant dans l’extraction minière et le traitement du minerai puissent le faire sans risquer d’exposer leur vie, et celles des autres, à un empoisonnement au plomb.</p>
<p>MSF fournit des soins d’urgence au Nigeria depuis 1971.</p><div><p> </p>
<hr /><div><p><a href="file:///U:/4%20-%20COMMS/Translation%20Services/TRANSLATION%20REQUESTS/2013%20TRANSLATION%20REQUESTS/COMMUNICATIONS/WEB/130434F%20COMS%20WEB%20Nigeria%20lead%20poisoning%20update%20April%202013%20FR.docx#_ftnref1" target="_blank" >[1]</a>En mars 2010, MSF est intervenue lorsqu’elle a appris que des enfants mourraient d’une cause mystérieuse dans des villages de l’État de Zamfara, au nord du Nigeria. On estime que 400 enfants sont décédés et que des milliers d’autres présentaient des niveaux de plomb excessifs et sans précédent dans leur sang. Il s’agit de la pire <a href="fr/au-sujet-de-msf/publications/rapport-annuel-2010/2011/05/nigeria-the-worst-lead-poisoning-on-record/" >épidémie de saturnisme</a> connue de notre histoire.</p></div><div><p><a href="file:///U:/4%20-%20COMMS/Translation%20Services/TRANSLATION%20REQUESTS/2013%20TRANSLATION%20REQUESTS/COMMUNICATIONS/WEB/130434F%20COMS%20WEB%20Nigeria%20lead%20poisoning%20update%20April%202013%20FR.docx#_ftnref2" target="_blank" >[2]</a>Lisez le <a href="fr/actualites-media/nouvelles/2012/05/lead-poisoning-crisis-the-time-for-talking-is-over-now-is-the-time-for-action/" >rapport</a> produit par MSF après la conférence internationale qu’elle a organisée sur le saturnisme en mai 2012. En janvier 2013, les fonds promis pour décontaminer Bagega ont enfin été versés.</p>
<p> </p></div></div>]]></content:encoded>
			<category>Nigeria</category>
			<category>NEWS</category>
			<category>Frontpage</category>
			
			
			<pubDate>Tue, 23 Apr 2013 16:46:00 -0400</pubDate>
			
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