<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">
	<channel>
		
		<title>Medecins Sans Frontieres / Doctors Without Borders - MSF Canada</title>
		<link>http://www.msf.ca/</link>
		<description>Medecins Sans Frontieres / Doctors Without Borders (MSF) is the world's leading independent medical humanitarian aid/relief organisation</description>
		<language>en</language>
		<image>
			<title>Medecins Sans Frontieres / Doctors Without Borders - MSF Canada</title>
			<url>http://www.msf.ca/fileadmin/rss_icon.gif</url>
			<link>http://www.msf.ca/</link>
			<width></width>
			<height></height>
			<description>Medecins Sans Frontieres / Doctors Without Borders (MSF) is the world's leading independent medical humanitarian aid/relief organisation</description>
		</image>
		<generator>TYPO3 - get.content.right</generator>
		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
		
		
		
		<lastBuildDate>Tue, 18 Jun 2013 14:02:00 -0400</lastBuildDate>
		
		
		<item>
			<title>Épidémie de rougeole, signe de l’augmentation des besoins médicaux </title>
			<link>http://www.msf.ca/fr/actualites-media/nouvelles/2013/06/measles-epidemic-signals-growing-humanitarian-needs/</link>
			<description>Plus de 7000 personnes infectées</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une épidémie de rougeole s’est propagée dans le nord de la Syrie où 7 000 cas ont été enregistrés. Ceci est le signe de l’aggravation de la situation humanitaire et de l’effondrement du système de santé syrien, après plus de deux ans de guerre civile.</p>
<p>Lorsque les violences ont éclaté en 2011, le programme de vaccination de routine en Syrie a été quasiment interrompu dans une bonne partie du pays et des milliers d’enfants se sont retrouvés sans protection contre cette maladie. De plus, la population n’avait jamais été confrontée à une épidémie de rougeole, et la situation a empiré lorsque plus d’un million de personnes ont fui pour s’installer dans des camps de déplacés ou des logements exigus où les conditions sanitaires laissaient énormément à désirer.</p>
<p>Des équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) ont vacciné plus de 75 000 enfants dans les provinces d’Alep, Ar-Raqqah et Idlib afin de contenir l’épidémie. Si les taux de mortalité pour l’épidémie en cours restent relativement faibles, la rougeole accroît la vulnérabilité des enfants aux autres infections. Faute d’accès à des soins médicaux, les complications liées à la rougeole peuvent être mortelles. </p>
<p><img src="fileadmin/images/news/2013/05/MSF131106.jpg" alt="MSF staff re-dress the wound of a patient who was brought in to the MSF clinic in Northern Syria." width="450" height="300" /><span class="photocaptions">Syrie © Nicole Tung</span><br /><span class="photocaptions">Des aides-soignantes de MSF refont le pansement d’un patient amené à la clinique MSF dans le nord du pays.</span></p>
<p>« Il est extrêmement difficile de faire une campagne de vaccination dans un conflit aussi polarisé », indique Teresa Sancristóval, responsable des programmes d’urgence de MSF. « Mais les campagnes de vaccination et les soins de santé de base sont tout aussi nécessaires que la chirurgie de guerre. »</p>
<p>Mises à part les victimes directes de la violence en Syrie, les taux de mortalité sont en hausse, faute de mesures de prévention comme la vaccination et faute d’accès aux soins médicaux de base. MSF met donc l’accent sur les personnes vulnérables.</p>
<p>« Nous plaçons les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées souffrant de maladies chroniques, comme l’asthme et l’hypertension, au centre de nos activités pour répondre à la crise humanitaire en Syrie », explique Teresa. </p>
<p>Dans la province d’Alep, cela a été très compliqué d’achever la campagne de vaccination en raison des violences et de la peur qui paralyse les gens. Il a fallu éviter de créer des files d’attente de peur que ces attroupements ne fassent l’objet de frappes aériennes ou de tirs de roquettes.</p>
<p>Dans la province d’Ar-Raqqah, MSF a vacciné 35 000 enfants, pour l’instant uniquement dans l’un des trois districts. Cette couverture partielle s’explique par des contraintes sécuritaires et laisse des milliers d’enfants sans protection contre cette maladie.</p>
<p>Dans la province d’Idlib, MSF prévoit de faire une deuxième campagne de vaccination dans les camps et les villages alentours pour les enfants de moins de 15 ans. Les nouveaux cas de rougeole enregistrés dans cette région sont probablement dus à l’arrivée continue de personnes déplacées fuyant les combats.</p>
<p>« En situation de guerre, les services médicaux de base ont tendance à devenir très restreints, précisément au moment où ils sont le plus nécessaires », note Teresa. </p>
<p><strong>MSF en Syrie</strong></p>
<p>Dans le nord de la Syrie, MSF gère cinq hôpitaux dans des territoires contrôlés par l’opposition armée. MSF négocie l’accès avec les toutes parties, mais doit encore recevoir une autorisation officielle pour travailler dans le pays. Depuis le début du conflit, les équipes de MSF en Syrie ont donné 46 000 consultations, fait 2 481 interventions chirurgicales et ont assisté 854 accouchements. </p>]]></content:encoded>
			<category>Syria</category>
			<category>NEWS</category>
			<category>Measles</category>
			<category>Vaccination</category>
			
			
			<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 14:02:00 -0400</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>L’Inde doit s’attaquer à la pénurie de médicaments antituberculeux </title>
			<link>http://www.msf.ca/fr/actualites-media/nouvelles/2013/06/india-must-address-stock-out-of-tuberculosis-drugs/</link>
			<description>La procédure d’appel d’offres du gouvernement retarde l’approvisionnement en médicaments</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le gouvernement indien doit s’attaquer de toute urgence aux retards presque systématiques de l’approvisionnement en médicaments contre la tuberculose, a déclaré aujourd’hui Médecins Sans Frontières (MSF).</p>
<p>L’Inde doit aujourd’hui faire face un peu partout à des ruptures de stocks de médicaments pédiatriques contre la tuberculose et de médicaments pour la tuberculose multirésistante (TB-MR). Dans le cadre du programme national de traitement de la tuberculose, le gouvernement indien achète les médicaments et les distribue aux États qui assurent ensuite le traitement des patients. <br /><br /></p>
<p><img src="fileadmin/images/news/2013/06/MSF133984_TB_Nagaland.jpg" alt="TB Counsellor Loshon Wangshu keeps records of the medications to be given to DR-TB patients in Mon district hospital." width="450" height="300" /><span class="photocaptions">Inde 2013 © Siddharth Singh</span><br /><span class="photocaptions">Loshon Wangshu, conseillère en tuberculose, enregistre les médicaments à administrer aux patients atteints de la tuberculose multirésistante à l’hôpital du district de Mon.</span></p>
<p>« MSF s’inquiète profondément de la pénurie de médicaments absolument essentiels pour traiter les enfants et les patients souffrant de tuberculose résistante en Inde, un pays confronté à une forte incidence de tuberculose », explique Leena Menghaney, directrice de la Campagne d’accès de MSF en Inde. « Dans ce cas précis, les ruptures de stocks peuvent coûter la vie aux patients, et le gouvernement doit donc agir de toute urgence pour y remédier. »</p>
<p>Cette rupture de stocks est liée aux problèmes persistants d’approvisionnement en médicaments auxquels l’Inde doit faire face dans nombre de ses programmes de santé publique. Ces retards systématiques dans les procédures d’appels d’offres pour ces médicaments coûtent la vie à de nombreux patients. Les pénuries de médicaments qui en résultent sont l’une des raisons qui expliquent pourquoi l’Inde compte parmi les pays où la prévalence de TB-MR est la plus forte.</p>
<p>« MSF constate l’impact de ces ruptures de stocks sur ses propres patients », explique Homa Mansoor, référente médicale pour la tuberculose travaillant pour MSF en Inde. « Dans notre projet de Mon, dans le Nagaland, j’ai vu une jeune fille de 12 ans déjà sous traitement arriver ici avec son père pour venir chercher ses médicaments, après de nombreuses heures de trajet. Les stocks de médicaments étaient épuisés, mais heureusement, nous avons pu lui en donner pour six jours car un de nos patients était décédé. Sinon, nous aurions dû casser des comprimés pour adultes pour qu’ils soient adaptés aux enfants. Une procédure dangereuse en raison du risque de surdosage ou de sous-dosage. »</p>
<p>D’autres patients n’ont eu d’autre choix que d’acheter leurs médicaments dans des pharmacies privées mais ont reçu des médicaments trop faiblement dosés. Le risque est de voir le patient développer une résistance pharmacologique lorsque les doses de médicaments ne sont pas suffisantes.</p>
<p>« Pour que les patients atteints de tuberculose aient au moins une chance sur deux de guérir, l’approvisionnement continu et durable en médicaments de qualité est essentiel », explique D<sup>r</sup> Mansoor. « En tant que médecin, je connais la maladie, je sais comment il faut la prendre en charge, mais je me sens impuissante car nous n’avons pas les médicaments pour soigner les malades. »</p>
<p>« À quoi cela sert-il que l’Inde envisage d’améliorer l’accès au traitement contre la TB-MR si son armoire à pharmacie est vide et que les patients les plus vulnérables – ceux qui souffrent de TB-MR – ont le plus grand mal à se procurer les médicaments qui peuvent les soigner », ajoute-t-elle. « Le gouvernement indien doit s’attaquer dès maintenant à ce terrible problème. »</p>
<p> </p>
<p>En 2012, MSF a mis sous traitement 31 000 patients atteints de la tuberculose, dont 1 780 présentaient une forme résistante de la maladie, dans 36 pays. </p>]]></content:encoded>
			<category>India</category>
			<category>NEWS</category>
			<category>Tuberculosis</category>
			
			
			<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 11:00:00 -0400</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>120 000 personnes coupées de toute aide à Pibor</title>
			<link>http://www.msf.ca/fr/actualites-media/nouvelles/2013/06/120000-people-cut-off-from-aid/</link>
			<description>Des milliers de personnes menacées par l’arrivée des pluies et du paludisme
</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans les principales villes du comté de Pibor, dans l’État du Jonglei au Soudan du Sud, environ 120 000 personnes ont fui les combats et se terrent aujourd’hui dans une vaste zone marécageuse en proie au paludisme où elles sont privés d’eau, de nourriture et de soins médicaux. Médecins Sans Frontières (MSF) demande au gouvernement du Soudan du Sud de permettre l’acheminement des secours humanitaires dans ces zones afin d’éviter que des milliers de personnes meurent.</p>
<p>Les déplacés ont fui dans la brousse suite à l’intensification des combats entre l'Armée du Soudan du Sud (SPLA) et la milice armée de David YauYau le mois dernier. Plusieurs structures médicales ont été détruites, dont l’hôpital de MSF à Pibor qui a été pillé et délibérément endommagé à la fin mai. La SPLA n’a pas autorisé l’acheminement de l’assistance humanitaire pour la population déplacée. </p>
<p><img src="fileadmin/images/news/2013/06/MSF119916-South-Sudan.jpg" alt="Villagers displaced by fighting outside Lekwongole in Pibor County." width="450" height="299" /><span class="photocaptions">Soudan du Sud 2012 © Robin Meldrum/MSF</span><br /><span class="photocaptions">Des villageois déplacés par les combats à l’extérieur de Lekwongole dans le comté de Pibor.</span></p>
<p>« Il faut agir immédiatement pour éviter une catastrophe », explique Bart Janssens, médecin et directeur des opérations de MSF. « La région où se cache la population va bientôt être inondée, et ce n’est pas un endroit où l’on peut rester en vie. La saison des pluies a commencé. Avec l’expérience que nous avons dans le Jonglei, nous savons que, sans soins médicaux, le taux de mortalité va augmenter rapidement et des personnes risquent de mourir de pneumonie ou d'autres maladies respiratoires, de paludisme et de diarrhée. En outre, à partir du mois de juin, les communautés vont commencer à manquer de nourriture avant la prochaine récolte. »</p>
<p>Les déplacés ont fui les principales villes du comté, probablement par peur d'être confondus avec des rebelles ou d'être pris entre les feux des combats. L’amalgame entre les civils de la communauté Murle et les combattants risque en effet d’augmenter encore le risque de maladies et de décès au sein d’une population qui vit dans la violence, les déplacements et la peur. Désormais, c’est presque l’ensemble de la communauté Murle du comté de Pibor qui est coupée de toute aide.</p>
<p>Les deux seuls hôpitaux du comté de Pibor, à Boma et à Pibor, ont été pillés et vandalisés. Il n’y a plus aucun accès aux soins pour la population à l’exception d’un poste de santé rudimentaire de MSF à Gumuruk. Auparavant, entre janvier et mars, l’hôpital de MSF à Pibor avait pris en charge 3 000 personnes et effectué des opérations chirurgicales sur plus de 100 patients souffrant de blessures de guerre, dont des soldats de la SPLA.</p>
<p>MSF a demandé à plusieurs reprises aux autorités de pouvoir se déplacer en dehors de ces villes afin d’apporter une assistance aux personnes cachées dans la brousse, mais ces demandes ont été refusées. Récemment, MSF a été informée sans équivoque par les commandants de la SPLA que l’organisation ne serait pas autorisée à se rendre dans des zones contrôlées par l’opposition pour fournir des soins médicaux. Et se déplacer dans la brousse pour évaluer les besoins des déplacés ne sera pas permis tant que le gouvernement n’aura pas le « contrôle » de ces territoires.</p>
<p>« Les équipes MSF se tiennent prêtes à reprendre et à renforcer leurs activités médicales pour toutes les personnes qui en ont besoin, quelle que soit la communauté à laquelle elles appartiennent. Mais les autorités sud-soudanaises doivent permettre la fourniture sans entrave d’une assistance humanitaire aux déplacés », ajoute Bart Janssens. « Toutes les parties au conflit doivent respecter les structures médicales, le personnel et les patients. L’urgence de la situation n’est pas exagérée : les déplacés sont dans une zone qui va très bientôt se retrouver sous un mètre d’eau. »</p>]]></content:encoded>
			<category>South Sudan</category>
			<category>Frontpage</category>
			<category>NEWS</category>
			<category>Malaria</category>
			<category>Refugees &amp; IDPs</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 14 Jun 2013 16:29:00 -0400</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Être mère au Lesotho</title>
			<link>http://www.msf.ca/fr/actualites-media/nouvelles/2013/06/mothers-in-the-mountain-kingdom/</link>
			<description>MSF appuie les soins maternels dans ce royaume montagneux</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Imaginez que vous êtes enceinte de neuf mois et prête à accoucher.  Vous sentez les premières contractions. Vous êtes enthousiaste et inquiète, mais surtout vous avez mal et vous priez pour que tout se passe bien. Maintenant, imaginez que vous devez passer plus de quatre heures pour vous rendre au centre de santé le plus proche où vous pourrez obtenir de l’aide pour accoucher. Imaginez-vous faire le trajet à pied sur un terrain montagneux.</p>
<p>Ce qui ressemble au pire cauchemar est pourtant la réalité pour de nombreuses femmes vivant au Lesotho. Mantebaleng Ntelekoa, une jeune mère habitant une région rurale dans les montagnes du Lesotho se souvient : « À chacun de mes trois accouchements, j’ai dû marcher pendant deux heures pour rejoindre la route principale afin de prendre un minibus jusqu’à l’hôpital. Je savais que je devais me mettre en route dès les premières contractions. Cela me prenait beaucoup de temps car je devais m’assoir à chaque contraction. Un de mes enfants est né prématurément à sept mois de grossesse, et je suis heureuse d’avoir pu me rendre jusqu’à l’hôpital. »</p>
<p>Cependant, elles n’ont pas toutes la chance de Mantebaleng. En raison du nombre élevé de personnes atteintes du VIH et d’un accès insuffisant aux soins maternels, le Lesotho présente l’un des plus hauts taux de mortalité maternelle dans le monde, avec 620 décès pour 100 000 naissances, ce qui représente le double de la moyenne mondiale.</p>
<p><img src="fileadmin/images/news/2013/06/MSF136677_Lesotho.jpg" alt="Mantebaleng Ntelekoa, a young mother from a rural area in the Lesotho mountains" width="450" height="338" /><span class="photocaptions">Lesotho 2013 © Yasmin Rabiyan/MSF</span><br /><span class="photocaptions">Mantebaleng Ntelekoa, une jeune mère habitant une région rurale dans les montagnes du Lesotho.</span></p>
<p>Plus de 50 pour cent de ces décès sont causés par des complications liées au VIH. Le Lesotho s’efforce de mettre en place un plan d’action  accéléré pour  atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement de la santé maternelle d’ici 2015. Son but est de réduire son taux de mortalité maternelle à 300 décès pour 100 000 naissances vivantes. Pourtant, à l’heure actuelle, les conditions médicales restent inquiétantes pour de nombreuses femmes enceintes dans ce petit royaume montagneux.</p>
<p>Le taux de mortalité est particulièrement élevé dans les zones rurales et reculées. Des hôpitaux trop éloignés, le manque de transport, des chemins souvent impraticables l’hiver ainsi que les frais d’utilisation demandés par les principaux hôpitaux sont autant de raisons qui empêchent les femmes d’accéder à des soins anténataux, à des traitements vitaux contre le VIH ou à des services de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.</p>
<p>L’équipe de Médecins Sans Frontières (MSF) au Lesotho soutient les centres de santé ruraux pour faire en sorte que plus de femmes vivant dans des régions éloignées aient accès à des soins anténataux et puissent accoucher en toute sécurité. Dans les districts de Roma et de Semonkong, un médecin, une sage-femme et plusieurs infirmiers travaillent dans 10 centres de santé. À Semonkong, la clinique St-Léonard possède un petit service de maternité ainsi qu’un centre d’accueil où les femmes enceintes peuvent venir s’installer quelques jours avant d’accoucher. Ainsi le moment venu, elles sont sûres d’être prises en charge par une sage-femme qualifiée. De plus, après avoir accouché, les nouvelles mères ont la possibilité de rester au centre jusqu’à ce qu’elles soient prêtes à retourner chez elles avec leur nouveau-né. </p>
<p>« Quand je suis à Semonkong, je dors au centre d’accueil avec les mamans. L’ambiance est vraiment formidable », dit Marleen Dermaut, une sage-femme de MSF. « On y entend beaucoup de discussions et de rires. Les femmes se sentent en sécurité et apprécient d’être ensemble. Elles vivent toutes la même expérience, celle de mettre au monde un nouvel enfant, et pendant quelques jours sont libérées de leurs tâches quotidiennes. Elles peuvent ainsi ne penser qu’à elles et leur bébé.</p>
<p>Près de six femmes sont hébergées en permanence au centre. Depuis l’année dernière, le nombre d’accouchements pris en charge à St-Léonard a presque triplé, passant de sept à 20 accouchements par mois. La sensibilisation réalisée par les employés du centre de santé dans les environs et la mise à disposition d’une ambulance par MSF peut certainement expliquer cette hausse. <br /> <br /> « L’ambulance amène les femmes à l’hôpital en cas d’urgence pendant ou après l’accouchement. L’hôpital est quand même à deux heures de route de St-Léonard, ce qui est long en cas d’urgence. En fait, il est déjà arrivé qu’un bébé naisse dans l’ambulance », dit Marleen Dermaut.</p>
<p>Par ailleurs, une équipe de MSF chargée de la sensibilisation se déplace régulièrement au sein des communautés pour effectuer des tests de dépistage du VIH et de la tuberculose ainsi que pour améliorer les connaissances en matière de santé des habitants vivant dans des zones reculées. Dans les endroits présentant une prévalence élevée du VIH et de la tuberculose, la sensibilisation est cruciale pour que les gens apprennent à déceler les symptômes de ces maladies, à se faire dépister et, le cas échéant, à commencer leur traitement immédiatement. <br /> <br /> Pour atteindre le maximum de personnes et impliquer directement ceux qui vivent dans ces régions, MSF forme des agents communautaires de la santé qui apprennent à faire passer des tests de dépistage du VIH et à reconnaître les personnes qui doivent être orientées vers le centre médical.</p>
<p>« La motivation des nombreuses personnes avec qui nous travaillons, que ce soit les infirmières ou les conseillers communautaires, et leur volonté de faire changer les choses rendent mon travail encore plus gratifiant  », dit Marleen Dermaut.</p>]]></content:encoded>
			<category>Lesotho</category>
			<category>NEWS</category>
			<category>Frontpage</category>
			<category>Maternal Health</category>
			<category>HIV / AIDS</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 07 Jun 2013 12:46:00 -0400</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Situation toujours critique pour les déplacés à Goma</title>
			<link>http://www.msf.ca/fr/actualites-media/nouvelles/2013/06/situation-still-critical-for-displaced-people-in-goma/</link>
			<description>L’insécurité demeure mais les besoins humanitaires restent criants</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À la suite des affrontements entre le mouvement rebelle du M23 et l’armée congolaise à la fin du mois de mai, environ 5 000 personnes ont trouvé refuge dans le stade de Sotraki. Médecins Sans Frontières (MSF) a mis en place une clinique mobile afin d’apporter des soins médicaux dans ce site de transit situé à une dizaine de kilomètres de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo (RDC).</p>
<p>Dans les camps de Bulengo et Mugunga III, les équipes de MSF poursuivent leurs activités dans le centre de santé et ont repris les consultations, après une interruption de 24 heures en raison de l’insécurité. Cependant, la situation reste instable et les besoins humanitaires importants.</p>
<p class="photocaptions"><img src="fileadmin/images/news/2013/06/MSF136721_DRC.jpg" alt="A woman sitting in front of her shelter in Bulengo camp, DRC" width="450" height="299" /><span style="color: #000000; font-size: 12px;">RDC 2013 © Amandine Colin/MSF.<br /></span><span style="color: #000000; font-size: 12px;">Une femme réfugiée devant son abri dans le camp de Bulengo.</span></p>
<p><strong>Le camp de Sotraki</strong></p>
<p>Lors des affrontements qui ont éclaté la semaine du 20 mai, près de 5 000 personnes ont fui leurs villages situés sur la ligne de front. Après plusieurs nuits passées dans des écoles et des paroisses autour de Goma, ces personnes déplacées ont été regroupées dans le stade de Sotraki, afin de faciliter la distribution de l’aide humanitaire.</p>
<p>« Ma maison a été détruite, je n’ai rien pu prendre du tout », explique Gertrude, arrivée sur le site avec ses cinq enfants et ses 10 petits-enfants.</p>
<p>Certains déplacés ont pu emporter à la hâte quelques effets personnels. Un grand nombre d’entre eux se plaignent de la faim : ils disent ne pas avoir mangé depuis plusieurs jours.</p>
<p>Certaines familles ont été séparées lorsqu’elles ont pris la fuite. Pour beaucoup de déplacés, cette fuite n’est pas la première. La plupart ont dû fuir durant les affrontements de novembre 2012. Certains se souviennent également de 2008, voire de 1994.</p>
<p>Dès l’arrivée des déplacés, MSF a mis en place une clinique mobile, offrant des consultations à plus d’une centaine de personnes chaque jour. Les pathologies les plus fréquentes sont les diarrhées et les infections respiratoires.</p>
<p>« Un quart des pathologies soignées lors des consultations sont des diarrhées, principalement chez les enfants de moins de cinq ans », explique Carolina López, coordonnatrice d’urgence de MSF. « 35 pour cent des patients viennent pour des infections respiratoires aiguës. Beaucoup de ces pathologies sont dues aux nuits passées à la belle étoile. De plus, la promiscuité et le manque d’hygiène favorisent les maladies. »</p>
<p>Par ailleurs, l’équipe MSF essaye de prévenir l’apparition du choléra. « Il y a déjà des patients atteints de cette maladie dans d’autres camps autour de Goma, et il faut absolument éviter que la maladie ne se propage », ajoute Carolina López.</p>
<p>MSF a d’ailleurs installé depuis plusieurs mois un centre de traitement du choléra dans la structure médicale de Buhimba.<br /> </p>
<p><strong>Une situation humanitaire toujours critique</strong></p>
<p>Dans le camp de Bulengo, l’équipe MSF travaille sur les soins de santé primaire, la vaccination et la santé maternelle. Ouvert depuis novembre 2012 et considéré comme un site non officiel, ce camp bénéficie seulement d’une aide ponctuelle et est soumis au manque de sécurité. Depuis novembre 2012, une seule distribution de biens de première nécessité y a été effectuée.</p>
<p>« On a surtout besoin de bâches. Certaines personnes en avaient reçu il y a longtemps mais elles sont maintenant déchirées », dit Sifa qui vit dans le camp.</p>
<p> </p>
<p><strong>Un retour au calme relatif </strong></p>
<p>Depuis les affrontements qui ont eu lieu à quelques kilomètres de là, les familles s’inquiètent de la présence d’hommes en uniforme dans les bois environnants. « On ne peut plus aller chercher des fagots dans la forêt, parce qu’on risque d’être violées, alors on doit vendre le maïs pour acheter des braises pour cuisiner », affirme Siada.</p>
<p>En effet, les violences sexuelles sont régulières dans le camp de Bulengo où 114 viols ont été rapportés depuis décembre 2012. C’est également le cas à Mugunga III où les équipes médicales ont constaté une augmentation massive des violences sexuelles juste après les récents affrontements de mai et ont pris en charge jusqu’à 28 patientes par jour. Les viols ont habituellement lieu à l’extérieur des camps, à quelques pas de la ligne de front.</p>
<p> </p>
<p><strong>MSF au Nord-Kivu</strong></p>
<p>Dans la province du Nord-Kivu, MSF fournit aux habitants des soins de santé primaire et secondaire. Aux alentours de Goma, MSF travaille dans les camps de Bulengo et Mugunga III ainsi qu’au stade de Sotraki depuis fin mai.</p>
<p>Dans le reste de la province, l’organisation appuie les hôpitaux de référence de Mweso, Pinga, Masisi, Rutshuru, Walikale et Kitchanga, travaille au sein de centres de santé et mène des cliniques mobiles.</p>]]></content:encoded>
			<category>Democratic Republic of Congo</category>
			<category>NEWS</category>
			<category>Frontpage</category>
			<category>Refugees &amp; IDPs</category>
			<category>Sexual Violence</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 07 Jun 2013 15:47:00 -0400</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Discours de MSF à la conférence de l’ONU pour les donateurs </title>
			<link>http://www.msf.ca/fr/actualites-media/nouvelles/2013/06/msf-speech-at-the-un-syria-donor-conference/</link>
			<description>Discours du Dr Mego Terzian, président de MSF France, le 7 juin 2013 à la conférence de l'ONU à Genève.
Six mois après la première conférence internationale des donateurs pour la Syrie, l'assistance humanitaire est un échec. Les conditions de vie et de sécurité se sont détériorées de manière dramatique. La population vivant dans les zones contrôlées par des groupes d'opposition n’a pratiquement...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Discours du </strong><strong>Dr Mego Terzian, président </strong><strong>de MSF France, le 7 juin 2013 à la conférence de l'ONU à Genève.</strong></p>
<p>Six mois après la première conférence internationale des donateurs pour la Syrie, l'assistance humanitaire est un échec. Les conditions de vie et de sécurité se sont détériorées de manière dramatique. La population vivant dans les zones contrôlées par des groupes d'opposition n’a pratiquement pas accès à l'aide internationale officielle. Partout dans le pays, les personnes sont piégées dans des enclaves, entourées par des combats intenses, et pratiquement aucune aide ne peut les atteindre.</p>
<p>Alors que l'attention internationale se concentre aujourd’hui sur les armes chimiques, nos équipes sur le terrain constatent que ce sont surtout les attentats, le déplacement de millions de personnes, le ciblage et l'effondrement du système de santé syrien qui causent le plus grand nombre de décès.</p>
<p><img style="margin: 5px;" src="fileadmin/images/news/2013/06/MSF132594-Pierre-Yves_Bernard-Syria.jpg" alt="Syrian families wait against the gates of the registration centre at Domeez refugee camp, Iraq." width="450" height="298" /><span class="photocaptions">Irak 2013 © Pierre-Yves Bernard/MSF</span><br /><span class="photocaptions">Des familles syriennes attendent devant la porte du centre d’enregistrement au camp de réfugiés de Domiz.</span></p>
<p>Nous pouvons témoigner des besoins immenses dans le nord de la Syrie, où MSF gère cinq hôpitaux dans les zones contrôlées par les rebelles. Cette année, en plus d'effectuer des milliers d'interventions chirurgicales, nous avons vacciné près de 70 000 enfants contre la rougeole et réalisé près d’un millier d’accouchements, alors que les femmes n’ont pas accès aux soins maternels. Nous offrons des traitements contre la leishmaniose cutanée, la fièvre typhoïde, d'autres maladies transmissibles et contre les maladies chroniques telles que l'hypertension et le diabète.</p>
<p>Cependant, au regard de l'ampleur des besoins, ce que fait MSF reste extrêmement limité. La plupart de l’aide est apportée par des réseaux syriens de solidarité, mais qui ont du mal à faire face aux besoins médicaux massifs. Leur assistance médicale cible principalement les blessés de guerre.</p>
<p>Que dire des femmes enceintes? Et des malades? Les réseaux médicaux syriens ont besoin de plus de soutien. Il est impératif de répondre aux besoins médicaux essentiels où qu'ils se trouvent.</p>
<p>Nos médecins et notre personnel infirmier s’efforcent de répondre à ces besoins de manière impartiale. Toutefois, dans les circonstances actuelles, nous ne pouvons pas travailler au maximum de nos capacités.</p>
<p>L'assistance médicale est prise pour cible. Les Syriens risquent aujourd’hui leur vie à la fois en cherchant et en fournissant des soins de santé. Nous négocions l'accès avec toutes les parties, mais nous n'avons pas encore reçu l'autorisation officielle de travailler en Syrie.</p>
<p>Les restrictions à la distribution de l'aide se multiplient dans le pays. Les travailleurs humanitaires qui traversent les lignes de front risquent d'être tués ou enlevés.</p>
<p>Et si l'aide arrivant par les pays voisins est stoppée, ce filet d’assistance qui parvient aujourd’hui en Syrie sera rompu. Des millions de Syriens seront privés de soins médicaux.</p>
<p>Les pays voisins doivent continuer à permettre la circulation des médicaments essentiels, des fournitures médicales et du personnel de santé en Syrie.</p>
<p>Les frontières doivent également rester ouvertes pour permettre aux réfugiés de fuir. En Irak, le dernier poste frontière qui restait ouvert, à Rabi'a, est maintenant fermé. Des milliers de personnes sont bloquées à l'intérieur de la Syrie, le long d'une frontière fermée de plus de 800 kilomètresde long.</p>
<p>Dans les pays limitrophes de la Syrie, les équipes MSF constatent des hôpitaux surpeuplés et des difficultés d'accès aux soins pour les réfugiés et pour un nombre croissant d’habitants. L'aide publique est en diminution au Liban notamment, alors que des dizaines de milliers de réfugiés n'ont pas encore été enregistrée par les Nations Unies. Sans enregistrement, ces personnes ne sont pas admissibles à la plupart des aides, dont les services de santé.</p>
<p>Un effort financier international immédiat est vital pour soutenir les services de santé publique dans les pays d'accueil et pour améliorer les conditions de vie des réfugiés.</p>
<p>Tous les acteurs présents ici aujourd'hui détiennent la clé pour permettre d’augmenter l’aide vitale en Syrie, là où les besoins existent, et pour améliorer les conditions de vie des personnes fuyant vers les pays voisins.</p>
<p>La réalité est que le système officiel d'aide internationale ne fonctionne pas. Nous devons – et nous pouvons – trouver d'autres solutions.</p>
<p>Les donateurs doivent accroître leur financement à travers les canaux de l'aide qui sont en mesure de fournir une assistance efficace, même si ces réseaux ne font pas partie du système de l'aide publique. Les pays voisins doivent alléger les procédures administratives afin de faciliter l'acheminement de l'aide d'urgence.</p>
<p>Enfin, il faut rappeler que les structures de santé et la sécurité des convois humanitaires doivent être respectées des belligérants. En outre, il doit être permis que l’aide atteigne toutes les victimes du conflit, que ce soit en traversant les lignes de front ou les frontières.</p>]]></content:encoded>
			<category>Syria</category>
			<category>Frontpage</category>
			<category>Violence</category>
			<category>NEWS</category>
			<category>Opinion</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 07 Jun 2013 09:44:00 -0400</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Les paroles doivent se traduire en actes</title>
			<link>http://www.msf.ca/fr/actualites-media/nouvelles/2013/06/turn-words-to-action-on-syria/</link>
			<description>Le directeur exécutif demande une plus grande action </description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lettre ouverte signée de Stephen Cornish, directeur exécutif de Médecins Sans Frontières (MSF) Canada</strong></p>
<p>Après plus de deux ans de conflit extrêmement violent en Syrie, l’assistance humanitaire, dans le pays et les pays limitrophes, reste largement inférieure aux besoins des populations.</p>
<p>Les Nations Unies se réuniront le 7 juin à Genève pour discuter d’une éventuelle intervention afin de répondre à la crise syrienne. MSF exhorte l’ONU ainsi que tous les États membres à accroître sans délai le niveau d’aide à la population syrienne et à assumer leurs responsabilités politiques envers les millions de victimes des combats.</p>
<p><br /><img style="margin: 5px;" src="fileadmin/images/news/2013/06/MSF132071-Nicole_Tung-Syria.jpg" alt="Destroyed houses in a village in Northern Syria." width="450" height="300" /><span style="color: #666666; font-size: 9px;">Syrie 2013 © Nicole Tung/MSF</span></p>
<p>Les Syriens continuent de fuir la guerre civile qui empire chaque jour et a déjà causé la mort de près de 100 000 personnes. Du fait des bombardements incessants et de la destruction délibérée des structures médicales, blessés et malades doivent faire face à des obstacles insurmontables pour obtenir des soins. En outre, les restrictions imposées par le gouvernement syrien bloquent le déploiement des secours de part et d’autre des lignes de front du pays.</p>
<p>Alors que les Nations Unies reconnaissaient dès janvier dernier que l’assistance transfrontalière était insuffisante, l’échec avéré à envoyer une assistance humanitaire indépendante sur place a fait payer un tribut encore plus lourd à la population syrienne.</p>
<p>À l’extérieur de la Syrie, plus d’un million et demi de réfugiés doivent faire face à de nombreuses difficultés. Dans les pays limitrophes de la Syrie, où trop peu d’organisations de secours sont actives, nombre de réfugiés n’ont trouvé que misère, privations et un accès quasi inexistant aux services de base.</p>
<p>En Jordanie, dans le camp de réfugiés de Zaatari, qui abrite quelque 100 000 Syriens, le système de santé reste fragile. L’aide financière insuffisante menace aussi la capacité de la Jordanie à pouvoir fournir des soins de santé aux 350 000 réfugiés qui vivent en dehors du camp.</p>
<p>À Domiz, dans le nord de l’Irak, plus de 35 000 refugiés s’entassent dans un camp surpeuplé. Beaucoup reçoivent bien moins que les 15 à 20 litres d’eau par personne et par jour, qui correspondent à la norme internationale minimale requise.</p>
<p>Au Liban, où plus de 500 000 Syriens ont trouvé refuge, un grand nombre d’entre eux vivent dans des hébergements de fortune, dans des maisons en construction, ou dans des cabanes sordides. Des dizaines de milliers de réfugiés ne sont pas encore enregistrés par les Nations Unies, ce qui les rend inéligibles à recevoir une quelconque assistance, y compris des soins de santé. </p>
<p>Dans les pays voisins de la Syrie, les équipes de MSF ont mené près de 150 000 consultations médicales depuis le début du conflit et constatent une situation sanitaire alarmante chez les réfugiés les plus vulnérables. Les enfants ne sont pas vaccinés, les soins de santé primaire sont très limités dans le meilleur des cas, les femmes enceintes ont du mal à accoucher dans de bonnes conditions et les personnes souffrant de maladies chroniques sont souvent privées de traitements.</p>
<p>Les pays voisins de la Syrie font des efforts notables pour faire face aux conséquences de cette crise mais leurs ressources sont mises à rude épreuve et les tensions s’accroissent. Ces pays nécessitent un soutien urgent pour répondre aux besoins croissants des réfugiés, mais ils doivent aussi maintenir leurs frontières ouvertes afin que soit garanti le droit des Syriens à trouver refuge dans ces pays. </p>
<p>Il est temps pour les États donateurs de débloquer les fonds nécessaires afin de préserver la santé des réfugiés et couvrir leurs besoins essentiels. Tous les États et les différents acteurs concernés doivent assurer une assistance humanitaire adéquate, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Syrie.</p>
<p>Les paroles doivent maintenant se traduire en actes.</p>]]></content:encoded>
			<category>Syria</category>
			<category>Frontpage</category>
			<category>Violence</category>
			<category>Refugees &amp; IDPs</category>
			<category>NEWS</category>
			<category>Opinion</category>
			
			
			<pubDate>Thu, 06 Jun 2013 09:19:00 -0400</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>MSF fournit des médicaments contre le sida aux Centrafricains </title>
			<link>http://www.msf.ca/fr/actualites-media/nouvelles/2013/06/msf-provides-emergency-aids-drugs-following-coup/</link>
			<description>MSF accroît son assistance pour des milliers de personnes privées de soins</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Trois mois après le coup d’état qui a eu lieu en République centrafricaine (RCA), Médecins Sans Frontières (MSF) accroît ses activités pour répondre aux besoins de milliers de personnes actuellement privées de soins de base.</p>
<p>MSF a ouvert un nouveau projet offrant des soins d’urgence à Bossangoa, au nord de la capitale, Bangui, où le personnel mène plus de 300 consultations par jour.</p>
<p>Cette semaine, MSF va lancer à l’hôpital de Bossangoa une initiative d’urgence qui durera deux mois en vue de fournir des médicaments antirétroviraux aux patients séropositifs qui ont dû interrompre leur traitement à cause de la crise. </p>
<p><img src="fileadmin/images/news/2013/06/MSF136603_CAR_01.jpg" alt="CAR: Ngaikouma is diagnosed with malaria at an MSFs mobile clinic in Bolom village." width="450" height="300" /><span class="photocaptions">RCA 2013 © Ton Koene </span><br /><span class="photocaptions">Au  village de Bolom, le diagnostic que reçoit Ngaikouma de l’aide-soignant travaillant dans la clinique mobile de MSF est clair : elle a le paludisme. </span></p>
<p>« En RCA, près de 11 000 personnes séropositives ont été privées de leur traitement car les stocks de médicaments ont été pillés lors des troubles politiques », dit Chury Baysa, coordonnatrice médicale de MSF. <strong></strong></p>
<p>Les hauts fonctionnaires du ministère de la Santé estiment que près de 310 patients atteints du VIH/sida étaient inscrits au programme de l’hôpital de Bossangoa avant le coup d’état, parmi lesquels 170 prenaient des médicaments antirétroviraux et environ 140 devaient en recevoir. Au cours des deux dernières semaines, 88 patients ont demandé au personnel hospitalier qu’il renouvèle leurs prescriptions de médicaments.</p>
<p>À Bossangoa, MSF intervient en raison d’un cruel manque de soins pour environ 150 000 personnes après que plusieurs professionnels de la santé ont abandonné leur poste. Les équipes de MSF organisent également des cliniques mobiles dans un certain nombre de districts où la population se cache encore dans la brousse à cause de la présence d’hommes armés.</p>
<p>L’objectif principal est de traiter le paludisme, les maladies diarrhéiques, la malnutrition et de prendre en charge les victimes de violence sexuelle et sexiste. À ce jour, le personnel soignant a constaté que 53 pour cent des enfants de moins de cinq ans qu’il examine dans le service ambulatoire avaient le paludisme. On a également détecté cette maladie chez 50 pour cent des femmes enceintes qui reçoivent des soins prénataux.</p>
<p>Dans le projet de MSF à Batangafo situé dans le nord-ouest du pays, près de 8 000 personnes déplacées ont pris la fuite au mois d’avril lorsque des dizaines de villages ont été réduits en cendres suite à des affrontements entre les habitants et un groupe de nomades tchadiens. La semaine prochaine, les équipes commenceront des cliniques mobiles dans les secteurs où se sont rassemblées les personnes déplacées, et feront des distributions de biens de première nécessité, comme des moustiquaires, des couvertures et du savon.</p>
<p>Un calme relatif est revenu à Bangui où MSF vient de terminer son intervention d’urgence de trois mois à l’hôpital communautaire. L’équipe MSF a soigné 1 072 patients, parmi lesquels 36 pour cent souffraient de blessures par balle, et 149 avaient besoin d’être opérés. Les activités à l’hôpital sont revenues à la normale car le personnel qui avait fui pendant les troubles est maintenant revenu. La salle d’opération et l’unité de stérilisation sont désormais équipées adéquatement, et l’équipe a commandé des stocks de médicaments pour anticiper une éventuelle augmentation des besoins.</p>
<p>Cependant, voici que s’amorce la saison du paludisme en RCA, et on craint que le taux de mortalité déjà élevé continue de grimper étant donné que la majorité du pays est dépourvu d’assistance médicale. « Les obstacles médicaux sont énormes en RCA, surtout en dehors de la capitale où le système médical est en berne depuis de nombreuses années. Les besoins les plus importants concernent l’accès aux soins de base, et les établissements de santé ont du mal à recevoir un approvisionnement adéquat en médicaments. Les importations et la distribution de médicaments dans le pays sont deux enjeux critiques », explique Ellen van der Velden, chef de mission de MSF.</p>
<p>« Nous exhortons les autres organisations non gouvernementales, les bailleurs de fonds et les Nations Unies à venir nous aider dans le pays. »<em><br /> <br /> </em></p>
<p>MSF œuvre en RCA depuis 1996. L’organisation a des projets à Batangafo, Boguila, Carnot, Kabo, Ndele, Paoua et Zemio.</p>]]></content:encoded>
			<category>Central African Republic</category>
			<category>NEWS</category>
			<category>Update</category>
			<category>HIV / AIDS</category>
			<category>Refugees &amp; IDPs</category>
			<category>Frontpage</category>
			
			
			<pubDate>Tue, 04 Jun 2013 12:54:00 -0400</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>MSF continue d’aider les réfugiés malgré le début des pluies</title>
			<link>http://www.msf.ca/fr/actualites-media/nouvelles/2013/05/msf-aids-refugees-and-returnees-as-rains-begin/</link>
			<description>Course contre la montre pour aider des personnes fuyant les combats au Darfour </description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que la saison des pluies démarre, les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) se livrent à une véritable course contre la montre pour porter secours aux dizaines de milliers de personnes qui ont fui les combats au Darfour voisin, une région de l'ouest du Soudan, et se sont réfugiées dans le sud-est du Tchad.</p>
<p>Depuis début mars, 50 000 Soudanais, Centrafricains et Tchadiens qui étaient réfugiés au Darfour ont, selon des estimations, franchi la frontière tchadienne. Ce sont pour la plupart des femmes et des enfants, et 40 pour cent d’entre eux ont moins de cinq ans. Épuisés et traumatisés, ils ont besoin de soins de base, de nourriture, d’eau, d’un abri et d’un accès à l’hygiène.</p>
<p><img src="fileadmin/images/news/2013/05/MSF135122_Tissi.jpg" alt="Children in Tissi refugee site gathered during daytime." width="450" height="338" /><span class="photocaptions">Tchad 2013 © Ritu Gambhir </span><br /><span class="photocaptions"> Des enfants réfugiés à Tissi. Des milliers de réfugiés du Soudan et de la République Centrafricaine ont traversé la frontière vers le Tchad.</span></p>
<p>En l’absence d’hôpital dans la région de Tissi, les équipes MSF apportent des soins médicaux d’urgence et de base aux populations réfugiées et aux résidents. Une salle d’urgences a été ouverte dans la ville de Tissi pour soigner les blessés, les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Au cours des quatre dernières semaines, MSF a donné près de 7 000 consultations dans l’ensemble de la zone. Diarrhées et infections respiratoires sont les principales pathologies observées.</p>
<p>Par ailleurs, 32 000 enfants de moins de 15 ans ont été vaccinés pour endiguer une épidémie de rougeole qui avait déjà tué 13 enfants avant le mois d’avril. Deux patientes victimes de viol ont également soignées la semaine dernière. Les femmes et les jeunes filles doivent aujourd’hui faire face au risque accru d’agressions sexuelles. </p>
<p>Dans 10 villages, les réfugiés et les Tchadiens de retour ont reçu des bâches, des couvertures, des moustiquaires, des bidons et du savon. MSF organise le forage de six puits dans le nord de Tissi pour qu’ils puissent avoir de l’eau potable. « Avec les pluies, l’accès à l’eau potable est un enjeu majeur », explique Delphine Chedorge, coordonnatrice de l’opération d’urgence de MSF à Tissi.</p>
<p>Dans certains endroits, comme à Saraf Bourgou au nord de la ville de Tissi, les Tchadiens qui ont fui le Darfour sont déjà partis se réinstaller dans leur village d’origine. Mais les réfugiés soudanais sont dans une situation bien plus précaire. « La santé de la population risque de se dégrader à cause de l’accès limité à l’eau, à la nourriture et aux abris », prévient Stefano Argenziano, chef de mission de MSF au Tchad.</p>
<p>L’arrivée des pluies suscite d’autres craintes. Les routes conduisant aux camps de réfugiés vont devenir impraticables, l’unique piste d’atterrissage risque d’être inutilisable et l’aide totalement interrompue. « Nous voulons continuer à prodiguer des soins aux réfugiés et aux Tchadiens à Tissi, mais c’est un véritable défi », déclare Stefano Argenziano. « Nous faisons tout notre possible pour que l’aide ne soit pas interrompue. »</p>
<p>Dans cette zone d’instabilité située aux confins des frontières soudanaise et centrafricaine circulent groupes armés, milices et bandits.</p>
<p>MSF en appelle au gouvernement tchadien, aux Nations Unies et à la communauté humanitaire pour assurer durant toute la saison des pluies la sécurité et la continuité de l’aide aux populations.<br /> </p>
<p><strong>MSF au Tchad </strong></p>
<p>MSF intervient au Tchad depuis 1980 et mène actuellement des projets à Am Timan, Abéché, Massakory et Moïssala.</p>]]></content:encoded>
			<category>Chad</category>
			<category>NEWS</category>
			<category>Frontpage</category>
			<category>Refugees &amp; IDPs</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 31 May 2013 14:06:00 -0400</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>MSF condamne les actes de violence contre les travailleurs et structures humanitaires</title>
			<link>http://www.msf.ca/fr/actualites-media/nouvelles/2013/05/msf-condemns-violence-against-humanitarian-workers-and-facilities/</link>
			<description>Après l'attaque d'un bureau du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) à Jalalabad, dans l'est de l’Afghanistan, Médecins Sans Frontières (MSF) condamne fermement tout acte de violence à l’encontre des travailleurs et des structures humanitaires.
« MSF appelle toutes les parties prenantes au conflit en Afghanistan à respecter les travailleurs humanitaires, ainsi que les structures...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après l'attaque d'un bureau du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) à Jalalabad, dans l'est de l’Afghanistan, Médecins Sans Frontières (MSF) condamne fermement tout acte de violence à l’encontre des travailleurs et des structures humanitaires.</p>
<p>« MSF appelle toutes les parties prenantes au conflit en Afghanistan à respecter les travailleurs humanitaires, ainsi que les structures médicales, qui doivent rester des espaces sûrs et neutres », explique Brice de le Vingne, directeur des opérations de MSF.</p>
<p>La nécessité d'une aide humanitaire impartiale reste importante en Afghanistan. « La violence réduit la capacité des organisations humanitaires à mener à bien leur travail sur le terrain. Ceci a de graves répercussions sur l’assistance vitale donnée à la population afghane », ajoute Brice de le Vingne.</p>
<p>En Afghanistan, les équipes de MSF travaillent à l’hôpital Ahmed Shah Baba à l’est de Kaboul et à l’hôpital Boost à Lashkargah, dans la province de Helmand. L'organisation gère également un centre de traumatologie à Kunduz qui assure des interventions chirurgicales vitales pour la population du nord du pays. À l’est du pays, dans la ville de Khost, MSF a également ouvert une maternité. Sur ces sites, MSF dispense des soins médicaux essentiels gratuits.</p>
<p>Pour ses activités en Afghanistan, MSF dépend uniquement des dons privés et n’accepte les fonds d’aucun gouvernement.</p>]]></content:encoded>
			<category>Afghanistan</category>
			<category>Frontpage</category>
			<category>Violence</category>
			<category>NEWS</category>
			<category>Press Release</category>
			
			
			<pubDate>Thu, 30 May 2013 16:35:00 -0400</pubDate>
			
		</item>
		
	</channel>
</rss>
<!-- Parsetime: 0ms -->