MSF appelle à plus d'implication de la part des acteurs sanitaires Suite à la nouvelle flambée de l'épidémie de choléra qui est réapparue avec l'arrivée des pluies, MSF a décidé de relancer sa précédente intervention à Lubango, dans le sud du pays. Depuis le début du mois, le nombre de malades n'a pas cessé de croître — 1427 à ce jour — et la mortalité reste très élevée. Après la première vague épidémique du début de l'année, l'Angola est à nouveau touché par le choléra. Devant l'augmentation du nombre des cas et l'apparition de nouveaux foyers, Médecins Sans Frontières a décidé de lancer une intervention d'urgence pour la seconde fois cette année et appelle les autorités sanitaires angolaises et les organisations internationales présentes dans le pays à prendre leurs responsabilités pour combattre l'épidémie. Depuis le début de l'année, selon l'OMS, on dénombrait au 5 novembre 58 138 cas et 2 382 décès. A Lubango, capitale de la Province de Huila, MSF avait déjà pris en charge, dans un centre de traitement du choléra près de 600 patients pendant la première vague de l'épidémie. Celle-ci semblant jugulée au cours du mois de juillet, les infrastructures et le matériel restant avaient alors été confiés aux autorités sanitaires pour leur permettre de faire face aux besoins futurs. Devant cette soudaine aggravation de la situation, MSF appelle à une action médicale immédiate. « Il faut que les autres acteurs, en particulier ceux en charge de l'assainissement et de la distribution d'eau, soient plus actifs à Lubango » demande le Dr. Andrei Slavuckij, responsable des opérations de MSF en Angola. « Aujourd'hui, ce sont de 50 à 60 malades qui se présentent chaque jour et si des mesures de prévention ne sont pas prises d'une manière conséquente, ce nombre risque fort de monter encore. Les pluies ont redoublé rendant encore plus difficile le travail des équipes ». En outre, des cas de diarrhées sanglantes sont apparus depuis une semaine et une investigation épidémiologique est en cours. Aujourd'hui, MSF a dépêché en urgence à Lubango 17 expatriés — personnel médical et logistique — qui travaillent avec de nombreux personnels nationaux. Un fret de 19 tonnes de matériel logistique a été expédié avec le matériel médical et les médicaments nécessaires au fonctionnement du centre de traitement et aux actions de contrôle de l'approvisionnement en eau de la ville, en collaboration avec l'administration locale. Une autre équipe MSF est partie pour évaluer les besoins dans d'autres zones où l'épidémie semble s'être d'ores et déjà étendue. Dans l'hôpital d'Ondjiva, la capitale de la province méridionale de Cunene, 394 personnes malades se sont présentées et il est urgent de vérifier la capacité de prise en charge.

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